Comment j’ai considérablement limité mon temps d’écran

comment limiter son temps d'écran
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Il y a un mois et demi, je prenais la décision de fermer mon compte Instagram. J’ai reçu beaucoup de messages de félicitations, d’encouragements et de soutien, comme si j’accomplissais un acte de bravoure. J’ai aussi eu des messages du genre « Bon courage / Bonne chance / Belle vie » qui m’ont fait douter : est-ce que j’avais par mégarde annoncé mon retrait de ce monde ? Bon. Si je suis parfaitement honnête, c’est vrai que ça m’a demandé un peu de courage de supprimer mon compte. Parce que ça impliquait de :

  1. Détruire quelque chose que j’avais créé. « J’y ai consacré du temps et des efforts donc même si je n’en veux plus, je vais le garder. » On peut passer une vie entière comme ça, à traîner tout ce qu’on n’a pas voulu lâcher, finir, détruire. Or la vie n’est qu’une succession de cycles, avec des naissances et des morts. Si je n’accepte pas les fins, les débuts aussi deviennent difficiles… Bref, supprimer ce compte qui ne faisait plus sens pour moi a créé de la place pour autre chose de plus aligné.
  2. Renoncer à des possibilités. « Si je ne suis plus sur Instagram, je vais rater des trucs. » Certes, certes. Mais pendant que je suis sur Instagram, je rate d’autres trucs. En fait, quoi qu’on fasse, on rate des trucs. La question : est-ce que je regarde du côté de ce que je « rate », ou du côté de ce que je vis ?

Avec quelques mois de recul, quitter Instagram était une excellente décision : ça ne me manque absolument pas. Je n’ai plus cette agitation dès que j’ouvre l’appli, plus la tentation de me comparer sur la base de photos mises en scène, plus le sentiment d’être une merde après 30 minutes à errer de publications en stories. En fait, rétrospectivement, j’ai du mal à comprendre ce que je faisais là.

Et c’est justement sur cette question que j’ai envie de m’attarder un peu : Qu’est-ce qui nous fait passer autant de temps devant des écrans, même quand ils génèrent du mal-être ? Et comment reprendre le contrôle ?

addiction aux écrans

Le déclic : une grippe et un ras-le-bol

Il y a deux semaines, j’ai passé 5 jours clouée au lit par une grippe (oui, une grippe). Fièvre à 39-40, courbatures jusqu’au fond des os, mal de tête insoutenable… La totale. C’était vraiment une expérience affreuse. Mais comme chaque fois que je tombe malade, c’est suivi de tout un tas de cadeaux.

Quand j’étais au fond du seau, j’ai passé le plus clair de mon temps « lucide » à regarder des séries ou envoyer des messages. Et quand j’avais percé le seau, tellement mal que je ne pouvais ni dormir ni m’abrutir devant Netflix, j’ai passé de longues heures les yeux fermés, avec mes pensées pour seule compagnie.

Moi il y a 15 jours.

C’est là que j’ai senti monter un véritable ras-le-bol de consacrer autant de temps à des écrans. D’entretenir des liens virtuels distendus alors que j’ai à peine le temps de voir mes proches. De me laisser distraire par ma boîte mail ou mon fil d’actualités alors que j’ai tous ces livres non lus qui s’entassent sur l’étagère, tous ces projets qui dorment, toutes ces envies qui dépérissent. De me plaindre de pas avoir de place pour ma créativité alors que je remplis machinalement chaque temps mort en me perdant sur mon téléphone.

J’ai senti que j’en avais marre marre marre, que j’avais profondément envie d’autre chose. À la seconde où la fièvre est tombée, j’ai été voir la fameuse étagère des livres-qui-attendent-d’être-lus et j’ai attrapé « Réussir (sa vie) grâce au minimalisme digital » de Cal Newport. 48 heures plus tard, j’avais fini le livre, désinstallé toutes les applis non-indispensables de mon smartphone et banni les écrans de ma chambre.

Qu’est-ce qui s’est passé pour que soudainement tout bouge, alors que ça fait des années que j’essaie de réduire mon temps d’écran ?

Ce qui m’a permis de choisir un usage conscient des écrans

1 – J’en avais VRAIMENT marre

Depuis le temps que j’ai conscience de mon « problème d’écrans », j’ai testé pas mal de solutions. J’ai installé Cold Turkey sur mon ordinateur et Forest sur mon mobile, désinstallé et ré-installé des apps, posé et enfreint la règle du « pas d’écrans le soir »… Au mieux, ça durait quelques jours. Et puis à la première émotion forte, ça recommençait, je retombais dans mes automatismes.

temps d'écran smartphone

Avec cette grippe et tout ce temps passé avec mes propres pensées, j’ai atteint un niveau d’exaspération inédit, et touché une envie profonde de vivre autrement. C’est ce combo « méga ras-le-bol » + « désir d’autre chose » qui m’a permis de poser un vrai choix d’utiliser les écrans en conscience – et me saisir des outils proposés dans le livre de Cal Newport. Du jour au lendemain, je suis passée de 2h de smartphone par jour à seulement 25 minutes. À voir comment ça tient dans le temps… Mais je sens déjà combien cette expérience est vraiment différente des précédentes.

2 – Je me suis fixé des règles pour m’en tenir aux seuls avantages du numérique

Le problème du débat autour des écrans (smartphone, télé, réseaux sociaux, vidéos en streaming, applis, jeux vidéos…), c’est qu’il est très vite soldé par un « Oui mais c’est utile/agréable/pratique quand même ».

La question que Cal Newport invite a se poser, ce n’est pas « Est-ce que c’est utile/agréable/pratique ? » (réponse : oui merci fin du débat) mais « Est-ce que les avantages que j’en retire sont supérieurs aux inconvénients ? ». On a coutume de regarder ce que ces technologies apportent ou créent comme possibilités, mais pas ce qu’elles nous prennent ou génèrent comme nuisances. Or elles nous prennent énormément de temps, d’attention, de mémoire et génèrent du stress, de l’angoisse, de la dépendance. Quand on met ça en regard des avantages, ça douche un peu l’enthousiasme quand même.

Le truc des « minimalistes digitaux », c’est donc d’identifier très précisément les bénéfices qu’on retire de tel ou tel usage du numérique, et de cantonner strictement son utilisation à ces bénéfices-là. Si par exemple j’utilise Facebook pour rester en contact avec des amis qui habitent loin, je peux me fixer un créneau hebdo pour prendre des nouvelles, plutôt que de me perdre chaque jour sur le fil d’actualités…

Pour ne pas me faire « (r)attraper » par ces technologies pensées pour aspirer notre temps et notre attention, je me suis donc fixé une série de règles :

  • Pas de téléphone qui me suit partout : si je ne m’en sers pas, il est posé à un endroit où je ne peux pas l’attraper et me perdre dessus en mode « réflexe ».
  • En balade ou en voiture : il est en silencieux au fond du sac. En gros, il me sert juste à téléphoner en cas de problème, mais ce n’est pas OK s’il vient me distraire du moment présent.
  • Pas d’applications non-essentielles sur le téléphone, pour éviter de « meubler » mes moments d’ennui (obligée d’être avec mes pensées, mon corps, ou d’interagir avec mes voisin·es !)
  • Avant tout usage d’un écran : me formuler très clairement pourquoi je m’en sers. Par exemple, si je vais sur l’ordinateur pour passer une commande, pas besoin d’ouvrir YouTube au passage 😉
  • Ne pas checker mes messages ou mes mails plus de 3 fois par jour – et donc accepter d’être moins réactive/disponible qu’avant.
  • Utiliser les réseaux sociaux uniquement quand j’ai un truc précis à faire dessus, le plus souvent pro. Pour les interactions amicales, je privilégie les contacts plus directs comme s’appeler ou se voir « en vrai ».

Pour me faciliter la transition, j’ai décidé d’écrire et afficher ces règles, qui viennent me rappeler mon engagement de moi à moi.

utilisation consciente écrans
Hélas je n’ai pas encore dressé Lili à faire ça.

3 – J’ai appris à chercher les réponses au bon endroit

On le sait, les Facebook, YouTube, Apple paient des gens dont le taf est de comprendre comment exploiter nos failles psycho-émotionnelles pour nous garder le plus longtemps possible sur les écrans. (Quel charmant boulot.) Ils utilisent notre besoin de reconnaissance ou notre aversion pour le vide pour nous rendre accros. Et ça marche plutôt pas mal hein.

Chez moi, le smartphone et les réseaux sociaux titillent les cordes « besoin de reconnaissance » et « peur de la solitude ». Chez d’autres, c’est la peur de l’ennui ou du vide, le manque de confiance, etc.

Or cette année, j’ai expérimenté de longs temps seule à seule avec moi, et des moments de rien que je ne cherchais pas à remplir. Dans ces espaces, j’ai découvert que je n’avais pas besoin de me fuir car ma propre compagnie pouvait être très agréable. Que les réponses que je cherchais à l’extérieur étaient pour la plupart présentes en moi. Et que si je prenais le temps d’écouter ma propre voix, la plupart des peurs et des doutes s’envolaient, pour laisser la place à la confiance et à la foi.

Les effets sur ma consommation d’écrans n’ont pas été immédiats, mais aujourd’hui ces expériences m’aident à voir combien les écrans appuient sur des blessures ou des manques, et à quel point il est illusoire de chercher à les soigner/combler par ce biais (le problème, c’est que c’est souvent inconscient). Quand je me sens moins bien, j’ai plus de recul pour ne pas empirer la chose avec la consommation d’écran, et prendre soin de moi.

4 – J’accepte l’inconfort du changement

Enfin, j’ai conscience et j’accepte que le « sevrage » des écrans va induire un certain inconfort. Ça fait des années que je dégaine mon portable au moindre signe d’ennui, que je me rue dessus à chaque notification, que je me perds sur mon ordinateur sans but précis… Il y a des habitudes qui sont prises, et quand on supprime ces habitudes à la place il n’y a… Rien.

limiter temps d'écran ennui

Je n’ai plus l’habitude de me demander ce que j’ai envie de faire, de m’ennuyer, d’être avec mes pensées quand elles ne sont pas agréables… Parce que c’est tellement plus facile de regarder son téléphone que de rester avec ça.

Le problème, c’est que quand on tue l’ennui, quand on anéantit la solitude, quand on remplit systématiquement le vide, on tue aussi le désir, l’imagination, la créativité, l’authenticité dans les relations, l’intimité avec soi et la confiance en soi… Tout ce qui pour moi fait le sel de la vie.

Dans son livre, Cal Newport explique que pour mesurer ce dont les écrans nous privent, il est important de multiplier les expériences qui nous nourrissent profondément et permettent d’embrasser pleinement la vie. Créer et entretenir des relations authentiques et interactions sociales de qualité, s’engager dans un projet qui nous passionne, fabriquer des choses avec ses mains, avoir des loisirs épanouissants… L’idée, c’est de se rebrancher à une « vraie vie » tellement chouette et excitante qu’il n’y a plus d’attrait à se perdre sur les écrans.

Mais suivant le niveau d’intoxication, ça peut impliquer de passer par une phase de désœuvrement, à sentir un manque et pas savoir quoi faire de sa peau. L’inconfort, c’est d’accepter de traverser ça pour aller voir ce qu’il y a au-delà.

Après 10 jours d’usage conscient des écrans

Ça fait 10 jours que je fais cette expérience, et pour l’instant tout va bien. Honnêtement, j’ai tellement d’envies qui stationnent à l’intérieur que je ne me sens pas comme une junkie en manque, plutôt comme un oiseau libéré.

slow life moins d'écrans

Entre autres bénéfices : un gros regain de créativité, plus de clarté dans mes idées, des échanges super enrichissants avec mon copain, beaucoup de tranquillité intérieure quand je pars me balader sans téléphone ou que je prends 30 minutes pour buller dans mon hamac, du temps pour lire et un meilleur sommeil, des envies de dessin… Bref, beaucoup d’avantages, et pour le moment zéro inconvénients. Je me surprends juste parfois à ouvrir des onglets ou attraper mon téléphone en mode « pilote automatique ». Mais comme j’en prends conscience presque aussitôt, je peux interrompre mon geste et faire autre chose.

Cette grippe m’aura donc amené un sacré cadeau : une vraie impulsion pour reprendre le contrôle sur comment j’utilise mon temps, à quoi j’alloue mon attention. Je ne suis qu’au début de l’expérience, et je suis curieuse de ce que « lâcher » les écrans va créer comme nouvelles possibilités ou opportunités à l’avenir.

Si ce billet t’a intéressé·e et donné envie de remettre de la conscience et de l’intentionnalité sur ton utilisation des écrans, dis le moi en commentaire. Je pourrais partager d’autres contenus sur la suite de mon expérience 🙂

Plus de contenus Slow life : Gagner du temps, mais pour quoi faire ?

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19 Responses

  1. Je te rejoins totalement sur le fait qu’il faut « vraiment en avoir marre » pour arrêter une dépendance. C’est grâce à une gastro carabinée que j’ai mis fin à 17ans de tabagisme. Youpiiiiiiiiiii (ça fait 3ans et 0 rechute, je suis en paix avec ça)
    Merci pour ton article qui m’inspire et me donne de l’élan car je suis en phase de consommer mon téléphone autrement mais c’est très dur. Je n’en ai pas encore assez marre et pourtant je me rends compte tous les jours de mon addiction. C’est le chemin qui est en cours !!! Ça me donne de la joie de t’avoir lu. Bisous
    Merci

  2. Alaïa dit :

    Bonjour Annaëlle, et merci pour cette belle réflexion qui traduit malheureusement les questions de beaucoup d’entres nous, pris dans un engrenage que nous n’avons qu’à moitié choisi et qui parfois nous fatigue beaucoup.

    Je serais extrêmement curieuse de voir un petit bilan de ces changements dans quelques mois, par exemple après l’été. C’est vrai que sur le long terme la prise d’habitude est toujours plus difficile, et parfois quelques modifications surviennent et enrichissent la réflexion.

    Merci à toi pour tout ton contenu ! Bonne journée 🙂

  3. Pierre ARMAND dit :

    Merci ça fait du bien de se dire que l’on est pas seul à avoir ces mêmes problèmes, je pense que ça va m’aider à en terminer avec tous ces mauvais moments.

  4. Traversa dit :

    Merci Anaelle pour cet article. Je me reconnais totalement dans tout ce que tu décris. Et j’ai moi-même commencé cette digital detox il y a 2 jours! Je prend le temps d’écouter les oiseaux, de méditer (ce que je ne faisais plus depuis longtemps), je prends plus soin de moi et j’ai recommencé à lire, j’ai tellement de livres que je n’ai pas lus dans ma bibliothèque !! Merci pour tes conseils. Je vais les suivre pour m’aider dans ma Detox. Bonne journée ! Fabienne

  5. Matth dit :

    Un proverbe indien dit :
    « Un article avec une image du Duc est forcément un bon article ».
    Merci pour ce bon article, donc.

  6. Fanny dit :

    Cet article résonne avec mon interrogation sur les réseaux sociaux qui durent depuis plusieurs mois. J’aime ce qu’on peut faire avec Instagram car « c’est beau » et mon besoin de reconnaissance envie ceux qui ont des milliers de followers et à qui je donne plus de crédit alors que j’ai moi aussi beaucoup de choses à partager. Ca me fige parce que mon perfectionnisme prend le dessus sur ma créativité et ma spontanéité. Et d’un autre côté, je vomis le trop plein de contenus constants qui me donne le tournis et me fait me demander si c’est bien « sain » d’avoir autant de choses sous les yeux tous les jours, même si les sujets sont positifs. Je sais que je veux utiliser Internet pour ce qu’il a de bon à m’offrir dans mes envies de projets à développer mais j’ai souvent l’impression que ça aspire ma joie de vivre et ça c’est hors de question. L’interrogation que pose l’auteur que tu cites est vraiment très intéressante : est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? C’est ce que je me dis quand je vois des personnes partager non-stop toute la journée alors que moi, je chante, j’écris et je reçois des patients. Est-ce que techniquement, ils comblent le vide ? Est-ce que leurs followers leur rapportent les revenus et la qualité de vie que je m’offre en ce moment ? Est-ce qu’une telle utilisation correspond à la vie que je veux pour moi ? Bref, tout ça + l’histoire de ton mec qui se créé une mailing list en 2 jours pour son biz me fait BEAUCOUP réfléchir à comment je veux partager mon super contenu de thérapeute pour aider le monde. Spoil ; ce sera sûrement autrement que par les RS. ^^

  7. Océane dit :

    Super cet article ! En effet, je veux bien suivre l’évolution 🙂
    Personnellement cela me questionne depuis quelques temps le sujet de l’utilisation des écrans … J’ai 28 ans, je suis né sans tout ça, mais notre génération à vu naître internet, les réseaux sociaux, les smartphones … et on s’y est très vite habitué malheureusement. Récemment, j’ai vu un « documentaire » sur Netflix qui s’appelle « Derrière nos écrans de fumées » il est vraiment intéressant et permet une première prise de conscience sur l’impact des écrans, et le côté espionnage insupportable. Je n’ai pas touché mon téléphone pendant quelques jours après ça, puis c’est revenu, j’essai de limiter au maximum mais c’est vrai que c’est pas toujours simple.
    Au plaisir de te lire !

  8. Julia dit :

    Merci pour cet article! Le temps est quelque chose de précieux. On le perds souvent sur les réseaux… et on ne pourra jamais le récupérer.
    J’aimerais en faire autant que toi. Je ne passe pas tant de temps que cela sur les réseaux mais je cumule ordi et téléphone… Je vais essayer de lever le pieds et tu m’as donné envie de lire ce fameux livre! Merci 🙂

  9. Bounza dit :

    Merci pour cet article très enrichissant 🙂
    Paradoxalement ce qui m’a aidée à limiter mon usage personnel des réseaux sociaux c’est… de devenir chargée de communication !
    Maintenant ils sont associés pour moi au travail et plus au loisir. Même si je replonge de temps en temps dans Instagram, j’ai tellement réduit mes abonnements que je n’y reste que quelques minutes.

    Et 2e chose qui m’a aidée : suivre mes blogs préférés sur Feedly et lire leurs articles sur ma liseuse, pour vraiment ne plus rien lire sur écran.

  10. Marie dit :

    Merci pour cet article, je suis totalement en phase avec toi.
    Je vais d’ailleurs de ce pas acheter le livre de Cal Newport et voir comment je pourrais améliorer ma relation aux écrans et réseaux sociaux. Mais comme tu le dis, c’est aussi une histoire de pleine conscience et de ne pas faire les choses machinalement. Encore merci pour ce partage.

  11. Stéphanie dit :

    Bonjour Anaelle,
    Un grand merci pour cet article, dans lequel je me retrouve complètement puisque j’ai vécu le même ras-le-bol il y a 1 an et demi, lu le même livre et suis arrivée à la même conclusion. J’en ai profité pour fouiller un peu la question de l’addiction aux écrans et aux réseaux sociaux en particulier (j’ai plusieurs articles sur le minimalisme numérique sur mon blog), ce qui m’a permis d’être complètement vaccinée.
    Après un long moment de recul et quelques tâtonnements (tout de même, ce n’était pas sans embûches), je dois dire que je ne reviendrais pas en arrière. Je retrouve du temps pour me consacrer à la lecture et à mes projets et une sérénité sans pareil. En ces temps d’incertitude chronique, c’est particulièrement précieux.
    Même si ça paraît contreproductif de se détacher des réseaux en tant que blogueuse, je pense qu’il est important de montrer l’exemple et de construire une autre voie, plus slow. Je préfère ainsi parier sur la qualité des contenus et le fait de publier des articles de fond plutôt qu’une succession de textes superficiels « parce qu’il faut être présent pour l’algorithme ».

  12. Un plaisir de te lire ! J’ai moi aussi pris en main mon utilisation des écrans.. et moi aussi suite à un livre de Cal Newport ! hahaha, c’est fou. (un autre livre de lui, qui s’appelle Deep work). J’ai aussi écrit ma liste de règles, à la main, dans mon carnet, il y a un an. Merci du rappel et de ton vécu des choses. C’est important ces sujets et je chéris la LIBERTE que j’ai crée depuis que je me suis fixée des REGLES !

  13. Gherardi Atzin dit :

    Oui!!! c’est tellement vrai que j’ai cassé mon téléphone en janvier et je suis resté près de deux mois sans téléphone, c’est une expérience que j’ai vraiment appréciée et, comme vous l’avez dit, je me suis senti plus créative et je pouvais enfin commencer à penser par moi-même, j’ai me sentais comme un libre penseuse, mais à cause de mon travail, j’ai dû avoir un autre téléphone et j’ai suis tombé à nouveau, sur les réseaux, mais je commence à resentir de le stress et cette anxiété bizarre defois je me sens même de mauvaise humeur, mais après avoir lu votre article cela m’inspire à rattraper mon temps et à jeter mon téléphoner. :), mais bon, peut-être juste l’utiliser comme un téléphone et non comme un ordinateur de poche, merci, c’est toujours un bon moment pour moi de lire vos articles.

    • Gherardi Atzin dit :

      Petir remarque j’ai ne pas casse mon téléphone il est tombé, désole c’est pas ma langue le français.

  14. laurence dit :

    supprimer mon compte insta me trotte depuis un petit moment car je ressens exactement ce que tu décris.. je vois que ce mal être qui apparait après avoir vues ces « vies parfaites » est courant.. je crois que ton article va être le déclencheur et que je vais enfin franchir le pas

  15. Granet dit :

    Totalement en phase avec ton article. j’espère réussir aussi cette étape de « décontamination »

  16. Justine dit :

    Bonjour,
    Quel plaisir de lire une expérience semblable à la mienne, dans un monde où notre rythme de vie est, le plus souvent, dictée par les écrans.
    La sérénité d’esprit a fait place au tumulte lorsque j’utilisais Facebook, Instagram and co.
    Même si cette décision peut paraitre extrémiste pour certains, je préfère me voir comme une flexitarienne du web.
    Merci pour ce billet qui fait du bien 🙂

    • Cécile Cordary dit :

      Ok merci. Voilà je m’y mets. Dès ce soir ( je suis en nouvelle Calédonie, c’est le soir). Je range mon tel et je sors un bouquin. Merci merci merci. Et j’espère que ça durera.

  17. ABBE dit :

    Génial ! Même si on le sait déjà ça a quelque chose de rassurant de le lire (même sur mon téléphone !). J’ai fait la même expérience mais j’ai encore du mal à m’y tenir strictement mais j’essaie de montrer l’exemple à mes enfants, histoire d’être cohérente avec ce que je leur demande ! Bravo et changez rien !

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