Que sont les médecines douces ? Découvrez-les et trouvez un praticien grâce à l’annuaire Médoucine

que sont les médecines douces

Acupuncture, naturopathie, étiopathie, chiropraxie, ayurveda, ostéopathie, hypnose, médecine traditionnelle chinoise… Ces termes vous parlent peut-être. Ou bien provoquent chez vous une éruption cutanée (comme moi il y a quelques années). Parce qu’elles ne sont pas forcément réglementées, les médecines douces suscitent des inquiétudes légitimes. Que sont-elles, à quoi servent-elles et comment trouver un bon praticien ? Allez, on en parle.

Petite définition des médecines douces

Des médecines naturelles…

Les médecines douces, aussi appelées médecines alternatives, médecines non conventionnelles ou médecines naturelles (voire pseudo-médecines par leurs détracteurs) sont un ensemble hétérogène de pratiques. Leur point commun ? Elles n’utilisent pas le médicament pour soigner, mais uniquement des traitements naturels : massage, hygiène de vie, diététique, phytothérapie…

Même si les médecins peuvent s’y former, elles ne sont pas nécessairement pratiquées par des docteurs. Elles viennent donc en complément d’un suivi médical et ne le remplacent pas.

acupuncture médecine douce
Des aiguilles, utilisées en acupuncture.

… pas toujours validées par la science

L’autre point commun des médecines douces, c’est qu’elles n’auraient pas – ou pas suffisamment – prouvé leur efficacité au regard de la science. On pourrait discuter longuement des raisons pour lesquelles ces médecines ne sont pas reconnues et mieux intégrées dans notre système de santé…

Notamment de ce qu’est « la science » et des biais que peuvent comporter les études scientifiques, tant du côté de Big Pharma que des médecines dites naturelles. On pourrait s’attarder sur le traitement de l’information dans le domaine de la santé. La plupart des journalistes abordant ces sujets ne sont pas des journalistes scientifiques et contribuent donc à la désinformation dans ce domaine.

On pourrait aussi ajouter que la médecine occidentale moderne est hyperspécialisée et donc un peu hostile aux approches holistiques des médecines douces. Ou parler des laboratoires pharmaceutiques, dont les intérêts ne vont pas dans le sens de la prévention et de traitements non-médicamenteux… Mais je ne suis pas là pour m’attaquer au colosse en lui lançant du gravier.

moi vs big pharma
Moi vs. Big Pharma

Nombre de médecines douces sont utilisées à l’hôpital pour améliorer la qualité de vie des patients, preuve qu’elles ne sont pas aussi inefficaces que certains voudraient nous le faire croire. Bref, il faut faire avec l’état des connaissances actuelles, très nombreuses mais malgré tout incomplètes, avec le système médical imparfait mais qui fonctionne quand même… Et avec soi-même. Car nous sommes le premier acteur de notre propre santé.

Quand avoir recours aux médecines douces ?

Aussi, tout le monde peut recourir aux médecines douces en parallèle d’un suivi médical. Leur intérêt est multiple puisqu’elles :

  • aident à prévenir l’apparition de maladies ;
  • peuvent apporter des réponses à des douleurs chroniques (migraines, troubles intestinaux, maux de dos…) ;
  • permettent de contrebalancer les effets indésirables de traitements médicamenteux ;
  • traitent en douceur certaines affections bénignes, comme des rhumes, etc.

Prenons un exemple courant : vous consultez un médecin pour des maux de ventre quotidiens qui vous gâchent la vie. Les examens ne montrent rien, tout est normal. Souvent, on vous parle du stress, et puis c’est tout. Alors certes, vous êtes rassuré sur le fait qu’il n’y a rien de grave, mais pas plus avancé pour vos maux de ventre. C’est là que la psychothérapie, la naturopathie, la médecine chinoise, etc. pourraient vous être d’une précieuse aide… À condition de tomber sur la bonne personne.

médecines douces phytothérapie

Trouver un bon praticien : le parcours du combattant

Comme pour tout (y compris les médicaments), nous ne sommes pas égaux face aux médecines complémentaires : certains seront plus réceptifs à l’acupuncture, d’autres à l’ostéopathie… Ça varie aussi en fonction du problème traité et du praticien rencontré.

Ce qui est très décourageant, c’est qu’il faut parfois tâtonner un peu avant de trouver son interlocuteur. Or, on se tourne vers les médecines douces parce que notre docteur n’a plus de solutions à nous apporter… Et à 60€ la séance – souvent non remboursée – on n’a pas envie de faire tous les hypnothérapeutes du quartier. Sans oublier que ces pratiques n’étant pas très encadrées, vous n’êtes pas à l’abri de tomber sur un charlatan.

Là, c’est un arbitrage propre à chacun : vaut-il mieux chercher et peut-être se serrer la ceinture quelques temps, ou ne rien tenter pour améliorer sa santé ? Il n’y a que vous qui savez.

Médecines douces : comment éviter arnaques et charlatans ?

Aujourd’hui, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dénombre plus de 400 pratiques à visée thérapeutique, qui ne sont pas considérées comme de la « médecine ». Certaines sont réglementées, d’autres non. L’étendue de l’offre et l’absence totale de repères pour s’y retrouver peut vite effrayer. Et on aurait tort de ne pas se méfier… Car des dérives existent, évidemment.

quel praticien choisir médecines douces

Déjà, parlez-en autour de vous : tel ami a arrêté de fumer grâce à l’hypnose, tel autre n’a plus de sciatique avec cet ostéo, quand un autre a détesté ça… Bref, posez des questions, recueillez des impressions. Il n’y a que comme ça que vous pourrez consulter sans être inquiet. Et puis à un moment, lancez-vous ! Vous ne serez jamais sûrs d’avoir trouvé votre thérapeute avant de l’avoir rencontré…

Mieux vaut choisir une médecine douce connue et documentée, comme l’ostéopathie, la sophrologie, l’hypnose, le yoga, l’acupuncture, la naturopathie, l’aromathérapie, la médecine chinoise ou ayurvédique… Votre thérapeute doit avoir suivi une formation sérieuse et reconnue par l’État, ou à défaut par sa profession. N’ayez pas honte de le questionner là-dessus : si son parcours est « clean », il ne devrait pas être gêné d’en parler, bien au contraire.

Pendant les séances, vous devez vous sentir à l’aise. Si le praticien vous demande de faire quelque chose que vous ne « sentez » pas, laissez tomber. Il ne doit pas dénigrer la médecine, ni vous demander d’arrêter vos traitements en cours. Il agit toujours avec le médecin, pas contre ou à la place de celui-ci.

Un annuaire des médecines douces : Médoucine !

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J’ai échangé il y a quelques semaines avec Solange Arnaud, fondatrice de Médoucine. Lancé en 2016, le but de ce site est d’aider les Français à s’y retrouver dans la jungle des médecines douces.

« Je suis convaincue que ces approches apportent énormément pour la santé, pour peu qu’on sache comment les utiliser » m’expliquait cette ancienne élève de Polytechnique au téléphone. Solange Arnaud a travaillé sur le VIH et la maladie de Crohn dans un grand laboratoire pharmaceutique, où elle a pu constater l’apport des médecines complémentaires.

Elle a donc souhaité aider à la structuration de ce secteur : « On a créé un réseau de professionnels de confiance. » Médoucine intègre dans son annuaire des thérapeutes formés « selon les standards de leur métier », dont les références professionnelles ont été vérifiées et sur lesquels des avis fiables de patients ont été partagés. En plus de donner des infos sur les différentes pratiques, le site permet aux patients de prendre rendez-vous directement avec un thérapeute.

Et il n’y a pas que les patients égarés qui bénéficient de cette initiative : « Ces domaines ne sont pas réglementés. Les praticiens aussi sont contents de l’approche de Médoucine, car elle met en valeur et donne un cadre à leur travail. Nous leur permettons également de se retrouver pour échanger progresser, se former en continu… »

Bien qu’adepte des médecines douces et convaincues de leur efficacité, Solange Arnaud reste prudente. « Je suis très vigilante à ce qu’on ne fasse pas de sur-promesses, et à ce que chacun reste à sa place. On ne fait pas semblant de faire de la médecine. Les praticiens référencés doivent être dans une démarche de complémentarité avec la médecine traditionnelle. »

médecines complémentaires
Main dans la main, vous avez compris ??

Que penser des médecines douces ?

Si j’ai insisté tout au long de cet article sur la nécessité de ne pas opposer médecines douces et médecine traditionnelle, c’est bien parce que je crois dur comme fer à leur complémentarité.

Et c’est peut-être (comme ça, au hasard) liée à mon histoire de jeune femme victime d’une violente poussée de la maladie de Crohn, sauvée par des médecins et chirurgiens… Depuis 3 ans, je maintiens mon équilibre grâce à mon traitement et au suivi de mon gastro-entérologue. Mais aussi grâce à un profond travail sur moi (psychothérapie et méditation) qui a commencé par ma réorientation professionnelle (bye bye salariat) et relationnelle (adieu relations toxiques), au sport et à une alimentation saine.

Nous sommes les premiers acteurs de notre santé, ne l’oubliez pas 😉

 

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3 commentaires

  1. Aurore Répondre

    Un bel article sur les médecines douces qui sont, comme tu le dis si bien, complémentaires mais aussi vraiment efficaces dans de nombreux cas !
    Merci de m’avoir fait découvrir Médoucine : hâte de voir cet annuaire s’agrandir du côté de la Lorraine 🙂

  2. Lucie Répondre

    C’est super intéressant cet article et l’idée de l’annuaire Médoucine.
    Pas plus tard que cette semaine dans le JT de France 2 j’ai vu une dame âgée qui avait choisi l’hypnose plutôt que l’anesthésie générale. C’est fou de voir le résultat en direct ! Elle parlait pendant qu’on lui opérait le ventre, ahah !

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