J'ai rejoint Supercoop, le supermarché coopératif de Bordeaux

J’ai (enfin) rejoint Supercoop, le supermarché coopératif de Bordeaux Métropole

supermarché coopératif de bordeaux métropole
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Ça fait des mois que je surveille d’un œil distrait le développement de ce projet de supermarché coopératif et participatif dans la métropole bordelaise. Pourquoi ne me suis-je pas engagée plus tôt ? Oh, vous savez, la peur d’aller à une réunion d’information peuplée de zadistes qui ne se lavent pas les cheveux. La gêne d’y aller toute seule et de ne pas savoir à qui parler.

Mercredi, je me suis lancée et devinez quoi ? Les bénévoles de Supercoop ne mangent pas. Ils sont même tellement habités par leur idée de supermarché coopératif qu’en quelques minutes à peine, toute l’assemblée est captivée. Et là, attablée devant mon carnet de notes et ma bière bio brassée localement, je me demande : « Merde, pourquoi ne suis-je pas venue plus tôt, déjà ? »

Le supermarché coopératif en plein essor

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas trop tard pour rejoindre le projet. Au contraire, c’est (toujours) le bon moment. Les statuts de la coopérative ont été déposés en janvier 2017 : ça y’est, le magasin est officiellement lancé ! Pour la suite, le supermarché coopératif cherche un local suffisamment grand pour abriter ses ambitions, idéalement 1000 à 1500 m2 à Bordeaux Sud ou Bègles Nord.

supercoop supermarché participatif

Et ils ont l’air sympa, non ?

Oui, le pari d’Anne Monloubou, fondatrice de Supercoop, est loin d’être insensé. À la Park Slope Food Coop de New-York, premier supermarché coopératif de l’Histoire, 17 000 adhérents viennent faire leurs courses chaque semaine. La PSFC refuse les nouvelles demandes, faute de place. Cet énorme succès est l’une des conséquences de la crise financière, économique, politique et sociale qui s’est abattue sur les États-Unis.

Ce concept de magasin participatif, auto-géré par les consommateurs, est né à Brooklyn dans les années 1970. Une bonne vidéo valant mieux qu’un long discours, je vous suggère de regarder ce reportage en français sur l’expérience américaine.

Le supermarché coopératif : des produits de qualité à un prix juste

Le principe est donc d’offrir la qualité à un prix abordable, et ce sans spolier les producteurs. Comment ? Le supermarché coopératif s’appuie sur une marge fixe et transparente de 17% sur tous les produits, qui sert à financer son fonctionnement. Tous les bénéfices sont réinvestis.

Mais surtout, les membres de Supercoop s’engagent à travailler bénévolement 3 heures par mois pour faire fonctionner le supermarché coopératif : réception des marchandises, encaissement, mise en rayon, nettoyage mais aussi informatique, juridique, communication… Tous ces postes sont occupés par des membres de la coopérative qui se relaient, ce qui permet d’économiser les 3/4 des coûts de main d’oeuvre. Mais aussi de constituer une communauté humaine solide et solidaire.

Une idée florissante en France

Il n’y a pas qu’à Bordeaux où le modèle new-yorkais a inspiré des âmes vaillantes. À Paris, le supermarché coopératif La Louve a ouvert au cours du premier trimestre 2017. Il rassemble déjà plus de 4 000 membres.

Partout en France, des projets émergent. Conso Collaborative recense déjà une quinzaine de supermarchés participatifs. De grands médias s’emparent du sujet, et les articles se multiplient. Bref, ce n’est que le début.

Si vous me suivez un peu, vous devinez sûrement pourquoi ce projet m’enthousiasme. Un collectif de personnes dynamiques et souriantes, prêtes à se relever les manches pour un autre modèle de consommation. La recherche de produits sains, locaux et durables à un prix abordable, une juste rémunération des producteurs, des échanges et du partage.

supermarché coopératif amen

Mes craintes ont très vite été balayées : les profils sont variés, ce n’est pas de l’entre-soi. Les bénévoles, très investis, ne sont pas là pour donner des leçons. Ils savent ce qu’ils font, ils y croient, et ils sont prêts à accueillir tous ceux qui voudront se joindre à eux. Au terme de la réunion de présentation, j’étais certaine de vouloir rejoindre l’aventure.

Adhérer à Supercoop pour un autre modèle de consommation

supermarché coopératif et participatifPrendre mes parts à Supercoop, c’est maintenant chose faite ! Je suis allée au local renseigner mes petits formulaires et visiter la boutique, où les premières références sont en vente. Gros coup de cœur pour le quinoa d’Anjou (et non de Bolivie !) à 7,80 le kilo, soit deux euros de moins que dans les magasins spécialisés, les épiceries en vrac et les supermarchés…

Pour vous investir à Supercoop, n’hésitez pas à venir à une réunion d’information, dont les dates sont annoncées sur le site web et sur Facebook. Puis, si vous êtes séduits, à prendre des parts dans la coopérative. Ça coûte 100 euros, et c’est valable à vie. Mieux, les parts sont restitués à ceux qui quitteraient le navire. Aucun risque, donc.

Difficile de vous en dire plus pour le moment. Emportée par mon enthousiasme, j’ai écrit ce billet d’une traite en rentrant chez moi. Ça y est, j’ai mes parts à Supercoop ! La suite, vous la découvrirez en même temps que moi.

Cette histoire alimentera à coup sûr la série « Consommer autrement ». En attendant, je continuerai mes posts d’investigation avec les marchés, les ruches, les drive fermiers

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Anaelle
Blogueuse engagée. Écologie, société et autodérision.

4 Responses

  1. Mathilde Alb dit :

    Je viens de découvrir ça, (et ton blog par la même occas’ = c’est toop), je vais y aller très bientôt, mais moi aussi je suis timide ahah.

  2. Fifou dit :

    Évidemment j’en suis ! Je vais prendre mes parts 🙂

  3. Pierre dit :

    Mais c’est vraiment génial cette initiative !
    On est parti pour y adhérer nous aussi.
    Merci aux tortues pour ce poste !

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