J'ai vu un psy pendant des années (et c'était génial)

J’ai vu un psy pendant des années (et c’était génial)

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« Aller voir un psy ? Mais je suis pas toc-toc… »

Je ne sais pas combien de fois j’ai entendu ça. Presque à chaque fois que j’ai suggéré à un proche de se faire accompagner pour mieux traverser une période difficile. Et j’ai beau savoir que « voir quelqu’un » est tabou, je tombe toujours de ma chaise quand on me répond ça.

Arrêtons de faire genre : tout le monde a son lot de problèmes, de difficultés, de peurs, de blessures… En quoi s’appuyer sur la compétence de quelqu’un d’autre pour les surmonter est-il honteux ?

Franchement, je me suis jamais sentie très gênée de consulter. Comme tout le monde, j’ai d’abord été angoissée (à quelle sauce allais-je être mangée ?). Mais dès que je me suis rendue compte de ce que voir un psy m’apportait, je n’ai plus eu aucun mal avec ça.

Après, entre dire à son interlocuteur qu’on voit quelqu’un, et le clamer sur un blog à plusieurs dizaines de milliers de visiteurs par mois, il y a un pas… Que j’ai décidé de franchir aujourd’hui.

Parce que la honte doit disparaître à ce sujet.

Voir un psy : mon expérience

Trouver la bonne personne : pas une mince affaire…

La première fois que j’ai poussé la porte de chez un psy, c’était en 2011. Je revenais d’un échange universitaire au Canada au cours duquel j’ai fait une grosse dépression : 6 mois d’insomnies, plusieurs attaques de panique, des idées noires à longueur de journée. Franchement, un résumé honnête serait de dire : j’ai vécu une descente aux enfers. Je ne me suis pas trop étendue là-dessus, car partir à l’étranger, c’est censé être génial, pas t’envoyer visiter les tréfonds de l’angoisse existentielle (encore un tabou, tiens).

Bref, de retour en France, j’ai consulté un premier psychiatre trouvé dans l’annuaire avec qui le courant n’est PAS DU TOUT passé. Puis une autre qui a été très brusque avec moi, quand elle ne piquait pas du nez pendant les séances. Ces premières expériences ont été difficiles : la majeure partie du temps, je rentrais chez moi en me sentant encore plus mal.

J’ai arrêté au bout de quelques mois, un peu perplexe. Ça aurait pu me dégoûter du truc. Mais 2 ans plus tard, je me suis de nouveau retrouvée au fond du trou.

« Objectivement », j’avais tout pour être heureuse : un mec, un appartement, un stage cool, des collègues sympas, plein d’amis. Pourtant, dès que le réveil sonnait, je me mettais à pleurer.

J’ai donc cherché une nouvelle psy, et cette fois, j’ai eu la chance de trouver une personne douce et bienveillante. Avec elle, j’ai travaillé sur une première couche de problèmes, et appris deux leçons très importantes :

  • Il ne sert à RIEN de vouloir changer ce qui est extérieur à nous (ex : l’attitude de telle personne, le contexte de telle situation). Par contre, on peut changer sa propre attitude face à ce qui ne nous convient pas.
  • Parfois, l’important n’est pas d’avoir raison, d’obtenir justice, etc., mais de se préserver. Depuis, avant de réagir à quelque chose qui me déplaît, me révolte, etc., je me demande toujours : « Est-ce que ça vaut le coup d’y consacrer mon énergie ? ». La réponse est souvent non.

Après une année à travailler sur moi et tenter de me maintenir à flots, ma psy a décidé de me donner un traitement anti-dépresseur.

Sur le moment, je l’ai vécu comme un affreux échec. Mais 3 semaines après, il s’est produit un truc dingue : le nuage épais qui planait sur ma tête depuis près de 4 ans s’est dissipé, du jour au lendemain.

Je me suis remise à rire aux éclats, à faire des projets, ma susceptibilité s’est envolée et mon enthousiasme est revenu. J’étais à nouveau moi-même.

Si vous me connaissez un peu, vous savez que je déteste prendre des médicaments et que je suis loin d’en faire l’apologie.

Mais je suis obligée d’admettre que cette fois-là, ils m’ont tirée d’affaire.

Le passage à la vitesse supérieure

Même en allant mieux, je continuais de voir ma psy. Je sentais que le travail de fond qu’on menait en parallèle était important, que ses effets seraient bien plus durables que ceux d’un médicament.

Puis j’ai déménagé à Bordeaux et j’ai commencé un nouveau job dont le rythme ne me laissait pas l’opportunité de réfléchir à quoi que ce soit.

Un an et demi plus tard, je suis tombée malade. On m’a diagnostiqué une maladie de Crohn particulièrement vénère, j’avais un trou dans l’intestin à cause des lésions, et il a fallu passer sur le billard rapido. Ça a été un choc d’une violence inexplicable, et dans ces moments, les médecins ne sont pas d’une grande aide. Je veux dire, ils font leur taf – soigner – mais pour l’accompagnement, on repassera.

Je savais que j’allais avoir besoin de déposer mes angoisses quelque part pour traverser tout ça, et que ce n’était pas forcément le rôle de mes proches de tout éponger. Alors j’ai cherché une psy près de chez moi.

Je ne sais plus comment j’ai eu l’idée de consulter un professionnel formé aux thérapies cognitivo-comportementales (TCC). Je crois qu’on me l’a conseillé. En tout cas, je voulais quelqu’un qui avait dans sa valise d’autres outils que les médicaments. Et les TCC, des thérapies brèves qui se concentrent sur les difficultés actuelles du patient et proposent des exercices pour les surmonter, étaient exactement ce qu’il me fallait.

J’ai mis 2 mois à obtenir un rendez-vous, mais dès la première séance, ce fut le coup de foudre. J’ai trouvé le thérapeute avec qui je matchais vraiment, qui avait la juste dose de chaleur et de distance pour moi, dont les interventions m’aidaient vraiment. Elle m’a suivie pendant 2 ans et demi, de manière rapprochée quand j’étais dans le trou, de façon plus sporadique quand les choses allaient bien.

Ce que voir un psy m’a apporté

Je vais pas faire la liste de tout ce que j’ai compris, assise face à ma psy ou entre nos séances : j’en aurais pour des heures ! Mais voilà déjà les principales idées qui me viennent :

  • J’ai découvert que j’étais une adulte à haut potentiel (aussi appelé surdoué, zèbre, hypersensible, etc.) et que cela impliquait un fonctionnement différent de la majorité des gens. J’ai appris à le comprendre et à l’accepter. Le livre « Je pense trop » m’y a aussi énormément aidée. J’ai pu ainsi me réconcilier avec ma pensée complexe et foisonnante, mon besoin de justice, ma sensibilité exacerbée…
  • J’ai compris que l’angoisse n’est pas honteuse et que la dépression est une maladie. Je sais que j’ai une « facilité » à déclencher ces troubles-là. C’est pas l’éclate, mais c’est aussi un indicateur précieux que quelque chose ne va pas dans ma vie. Quelque chose que je n’ai pas toujours voulu voir jusque là (travail qui ne me plaît pas, relations toxiques, etc.). Ce qui me pousse à me poser les bonnes questions. Et à poser les bonnes actions.
  • Je sais « faire la planche ». Quand ça va mal, je revois mes objectifs et exigences à la baisse. J’attends patiemment que les choses aillent mieux plutôt que de vouloir à tout prix nager à contre-courant. J’éteins mon téléphone tôt, je lis beaucoup de romans, je vois des amis qui me font du bien et je soigne mon sommeil. Nota bene : ça finit toujours par aller mieux.
  • J’ai identifié mon schéma de rejet. On a tous des schémas, c’est-à-dire des lunettes qui nous font voir les situations de telle ou telle façon. Ça peut être l’abandon, l’injustice, la trahison, etc. (voir « Les 5 blessures… » de Lise Bourbeau à ce sujet.) Moi, j’interprète tout sur le mode du rejet. Depuis que je le sais, j’ai pu arrêter ce cercle infernal. J’ai notamment réalisé que je n’étais absolument pas rejetée des groupes, mais que je m’en excluais moi-même par peur d’être rejetée (malin…). Je fais aussi ça parce que je me sens vite prisonnière d’un groupe et que j’ai besoin de ces moments de solitude pour me ressourcer. Et c’est ok, j’ai le droit d’être comme ça.
  • Je pratique la méditation de pleine conscience, un outil précieux pour des personnes qui, comme moi, ont l’impression que leur cerveau est impossible à mettre sur pause.

Je pourrais continuer longtemps, mais je pense que vous voyez l’idée…

Quand faut-il aller voir un psy ?

Il n’y a pas de règles pour consulter. On le fait quand on en ressent l’envie et le besoin. Malheureusement, comme c’est un peu la te-hon d’aller voir quelqu’un, certains d’entre nous s’interdisent de ressentir cette envie ou ce besoin, consciemment ou inconsciemment.

Alors, dans quelles situations est-ce que voir un psy peut aider ? Voici quelques exemples (liste absolument pas exhaustive) :

  • Quand on se sent triste, angoissé, stressé, vide, crevé, etc. et que ce mal-être se prolonge ;
  • Pour surmonter une épreuve (deuil, rupture, licenciement, etc.) ;
  • En cas d’addiction (alcool, drogues, sucre, sport, sexe, whatever) ;
  • Quand certaines choses semblent se répéter (ex : avoir toujours le même problème dans ses relations, attirer toujours des personnes nocives pour soi, etc.)

Psychiatre, psychologue, psychanalyste, psychothérapeute : qui consulter ?

J’ai toujours consulté des psychiatres, principalement parce que les consultations sont partiellement remboursées par l’assurance maladie. De 16 à 25 ans, on peut même s’adresser directement à un psychiatre, sans être orienté par un médecin généraliste au préalable (sinon c’est parcours de soin.)

Il peut aussi être génial de voir un psychothérapeute, un psychologue ou un psychanalyste. Voyons un peu les différences entre ces différents métiers :

  • Un psychologue est un praticien diplômé, titulaire d’un master 2 de psychologie. Il a fait un stage en psychologie clinique, et peut adopter des méthodes psychothérapeutiques très diverses en fonction de sa sensibilité. Les consultations ne sont pas prises en charge par la sécurité sociale mais peuvent être remboursées par certaines mutuelles.
  • Un psychiatre est un médecin spécialiste. Ses méthodes peuvent elles aussi être très variées, mais c’est le seul apte à prescrire un traitement médicamenteux.
  • Un psychothérapeute est une personne qui propose des psychothérapies. Ce titre n’est pas protégé : n’importe qui peut se revendiquer ainsi. Aussi, renseignez-vous bien sur le thérapeute et son approche.
  • Un psychanalyste utilise les techniques héritées de Freud. C’est avec lui qu’on s’allonge sur le divan (et encore, pas systématiquement).

Mes conseils pour voir un psy dans de bonnes conditions

Pour que ça se passe au mieux :

  • Ne pas hésiter à changer de médecin ou de praticien si le courant ne passe pas (ça arrive) ;
  • Prendre rendez-vous rapidement, car les listes d’attente pour un premier entretien peuvent être très longues ;
  • Se renseigner sur les différentes approches, car il y en a beaucoup, et c’est à chacun de savoir ce qui lui conviendra ;
  • S’armer de patience, car travailler sur soi, c’est long… Mais tellement gratifiant !

Pour conclure sur l’accompagnement

Ce billet pour vous dire qu’il n’y a aucune honte à avoir besoin d’aide, ponctuellement ou sur une plus longue période.

Parler à une personne neutre et bienveillante, dans un espace où il est sans danger de se montrer vulnérable, peut vous apporter énormément et débloquer des situations qui aujourd’hui vous semblent peut-être sans issue. Le simple fait de formuler ses pensées à quelqu’un aide à les clarifier. Quand on s’adresse à un autre que soi, on est obligé de mettre un peu d’ordre. Et les questions du thérapeute aident beaucoup en ce sens.

Je sais, il est glorifié de « savoir encaisser » et de ne jamais avoir besoin d’aide. Disserter sur ses problèmes en chouinant, c’est pour les faibles.

Mais je vous le dis franchement : être « fort » ne sert à rien.

« Être fort » dans notre société, ça implique juste de refouler des mots et des émotions qui ont besoin de sortir. Or, tout ce qui reste à l’intérieur de vous y fait des dégâts. Parfois discrets, parfois plus spectaculaires : crises existentielles, burn-out, dépressions, gestes désespérés, etc.

« Être fort » en toutes circonstances, ça veut dire accepter l’interdiction de se montrer vulnérable en société – alors qu’on l’est tous. C’est maintenir une pression sociale ridicule et irrationnelle, qui nie totalement le fonctionnement de l’être humain. C’est s’interdire de se connecter aux autres de façon authentique, sans masques et sans boucliers.

Ça fait des années que je m’en tamponne totalement d’avoir l’air forte.

À tel point que je le clame aujourd’hui sur ce blog : aller voir un psy a été l’une des meilleures décisions de ma vie.

Et vous, avez-vous déjà consulté ?

quand consulter un psy

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Anaelle
Blogueuse engagée. Écologie, société et autodérision.

26 Responses

  1. Lucie dit :

    L’article qui fait du bien <3

  2. Julie dit :

    Au cours de ma petite existence j’ai eu l’occasion de voir plusieurs psychologues. La première en étant ado, ça n’a servi à rien. C’était surtout pour rassurer la mère. Plus tard, je suis allée en voir d’autres parce que je perdais pied. Et à chaque fois, j’ai gardé des enseignements qui me parlent encore aujourd’hui.
    Après pour la question des antidépresseurs, mon généraliste m’en a donné il y a quelques années au lieu de me faire une ordonnance pour aller voir un psy. Je ne voulais pas tomber dans ce schéma. J’ai pris des décisions radicales pour changer de vie et ne pas avoir à avaler de médicaments. Même si ça fait du bien de lâcher prise grâce à eux (et à ce moment là, faire sans sembler insurmontable), j’ai toujours eu peur de ne plus pouvoir m’en passer…

  3. Merci pour ton article Anaelle 🙂
    C’est par ce genre de partage que le « tabou » des psys régresse et que de plus en plus de gens sautent le pas…pour se sentir mieux, plus alignés – et franchement, je crois que ce monde de fous en a plus que besoin !
    J’avais rédigé un article du même type où je m’appliquais à exploser les 10 plus gros clichés qui collent aux basques quand on « voit quelqu’un » et ça avait été libérateur !
    Ce qui est aussi très réconfortant quand on suit une thérapie, qu’elle quelle soit, c’est cette sensation de pouvoir aller déposer ses valises, de pouvoir aller dire toutes ces choses qui finissent par tourner sans fin dans notre caboche si on ne les libère pas.
    Je suis aussi tout à fait d’accord avec le fait qu’il ne faut pas hésiter à changer avant de trouver LA bonne personne (ce qui n’est pas si facile !).
    Passe une belle journée 🙂

  4. Gabie dit :

    Merci pour votre article !
    Je me permets juste de préciser que le titre de psychothérapeute est bien protégé en France, seuls les psychologues et les psychiatres peuvent y prétendre car il nécessite notamment une durée de stage clinique que seuls ces deux formations proposent.

  5. Pauline dit :

    Merci pour cet article! C’est la première fois que je lis un article sur ce thème sur un blog et ça fait du bien, il faut « détabouisé » ce sujet! J’ai moi même consulté un psychiatre pendant 1 ans et demi / 2 ans et au début je n’en parler pas avec mes amis.

  6. Alex dit :

    Juste une petite précision : le titre de psychothérapeute est un titre protégé, il faut en faire la demande à l’ARS. Possiblement que certains par contre se revendiquent « psychothérapeute », sans en avoir le titre…
    Article chouette qui j’espère dédramatisera pour certains le fait d’aller voir un psy 🙂

  7. Clea dit :

    MERCI. Pour ton article. Depuis quelques mois déjà, l’idée me tente énormément d’aller voir un psy pour m’accompagner davantage dans ma vie de jeune adulte HP. Ton article a contribué a largement me rassurer.

  8. Marceau dit :

    Je ne sais pas quand vous avez écrit cet article mais sachez que depuis quelques années maintenant le titre de psychothérapeute est protégé. Voilà c’était mon instant relou. Merci pour ce témoignage

  9. Sophie dit :

    Merci beaucoup pour ton article ! Je consulte depuis la fac, par intermittence et avec des thérapeute différents. Parfois ça fonctionne, parfois non… Parfois avec antidépresseurs, parfois sans. Dernièrement j’ai soigné mon arachnophobie avec une thérapeute formée aux TCC. Elle m’a beaucoup aidé et elle a aussi soulevé beaucoup de questions qui restent pour le moment sans réponse. Malheureusement par manque de temps et d’argent (parce 120€ par mois, faut quand même pouvoir les sortir) je ne suis plus en thérapie. J’essaie de travailler sur moi-même en attendant !

    • Anaelle dit :

      Waouh, je ne savais pas qu’on pouvait soigner les phobies avec les TCC ! Trop bien ! En effet, c’est un sacré budget. C’est d’ailleurs pour ça que je n’ai consulté que des psychiatres. J’ai arrêté il y a un an mais mon état d’esprit a changé depuis : je n’hésite pas à aller consulter acupuncteur ou micro-kiné alors que ce n’est pas remboursé, ou dépenser plusieurs milliers d’euros dans du coaching… Car j’investis sur moi et c’est ce qu’il y a de plus durable ! Mais tu as aussi plein d’outils gratuits dont j’imagine que tu te sers 🙂

  10. Merci pour ton article car c’est un passage souvent difficile à accepter. J’ai été poussée dans le cabinet d’un psy par mon médecin et objectivement il a changé ma vie ! (mais il piquait du nez )
    J’ai appris énormément sur moi, j’ai su casser les schémas d’échec dans lesquels je m’étais enfermée.

  11. Sandrien dit :

    J’y pense de plus en plus…je repousse, mais je sens que je suis sur la corde raide et que le vernis  » c’est bon, je gère tout et je vais bien » craque. Vais-je oser franchir le pas ? Comment trouver la bonne personne ?

  12. Appollonia dit :

    Non, mais je devrais, même à mon âge (J’ai 50 ans). Ca m’aiderait peut-être enfin, moi l’hypersensible que tout fait pleurer et qui se sent toujours à part…

  13. Barbara dit :

    Super article, merci de partager ça !
    J’ai vu des psys brièvement à des moments difficiles (deuil, burn out) et je dis souvent que les antidépresseurs m’ont sauvé la vie (ou presque) ! En bonne fille de psy(chiatres), je sais que j’ai encore beaucoup de boulot à faire sur moi et mes blessures. Mais avec l’âge, je trouve qu’on apprend aussi à prendre du recul, à donner moins d’importance à certaines choses, c’est pas encore la grande sérénité mais ça vient doucement !
    ❤️

  14. Fanny dit :

    Merci Anaelle pour cet article qui tombe à pic pour moi. J’ai enfin pris la décision d’aller voir un psy pour une TCC et j’ai RDV la semaine prochaine. Comme toi, j’ai l’impression de ne pas réfléchir comme les autres, de retenir trop de choses, de tout suranalyser, d’être sans arrêt submergée de questions, de doutes et de subir ma grande sensibilité. J’ai essayé de gérer seule jusqu’ici mais arrivée à la trentaine, j’ai besoin d’un accompagnement pour enfin assumer qui je suis, gagner en estime et confiance en moi. J’espère que comme toi ça va m’aider. Merci beaucoup pour ton partage !

  15. Jan dit :

    C est très bien écrit, accessible à tous. Bravo, continuez.

  16. Marion dit :

    Merci pour ton témoignage ! Ça fait du bien, ça rassure.
    Et j’ai comme l’impression que les personnes qui acceptent le fait que tout ne va pas bien sont plus aptes à se faire aider. Et par le « pas bien » ça va du très perso aux problématiques collapso.
    On nous a enseigné à tout encaisser sans broncher (et pour le coup, pour les hommes, c’est sûrement pire), à se taire car ce n’est pas beau d’aller « rapporter ». Et ce faisant, on laisse des situations dégénérer au point de pourrir notre vie car on perd le contrôle.
    J’avais lu un texte du Dalaï Lama qui disait (version brève) qu’il y a 3 règles à respecter dans la vie :
    1) se respecter soi-même
    2) respecter les autres
    3) assumer ses responsabilités
    Et bien avoir le courage de voir un psy, c’est commencer par le début : apprendre à se respecter !
    Encore merci Anaelle

  17. Graveleau dit :

    Aucune honte à aller voir un psy au contraire .. j en ai eu besoin suite à un licenciement difficile et il m à permis de voir l avenir en positif .. le + important c est de trouver la bonne personne qui vous convienne
    Merci pour ce sujet un peu trop tabou !!

    • Anaelle dit :

      Merci pour votre retour !!

      • Coralie dit :

        Tellement ça! Difficile à trouver la perle qui nous convient, mais quel bien cela fait!
        Par contre, soulagée de voir que je ne suis pas seule à avoir une relation thérapeutique qui « dure ». Mais une question me taraude ; comment s’est passé la « clôture » du travail ? C’est un peu comme tout le reste, « on sait quand on est prêt » (à voler de nos propres ailes) ?
        Merci beaucoup pour cet article (et tous les autres 😉 )

  18. Valérie dit :

    Merci pour ce beau témoignage plein de lucidité et de bienveillance !

  19. Aurélie dit :

    Tu fais bien de dire qu’il faut changer si le courant ne passe pas avec le thérapeute, la plupart des gens se disent que ca viennent d’eux. C’est souvent décourageant de trouver la bonne personne, il faut persévérer

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