Quand les marques comptent sur les influenceurs green pour les verdir

Quand les marques comptent sur les influenceurs green pour les verdir

influenceurs green et marques
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Peut-être avez-vous vu passer sur les réseaux quelques publications concernant ce que j’ai nommé le « Evian Gate ». Par l’intermédiaire d’une plateforme, la marque d’eau minérale a contacté plusieurs influenceurs (dont moi-même) pour une campagne disons… Surprenante. Je vous laisse juger :

J’étais tranquillement assise à mâchonner mon adaptation très libre du porridge, les cheveux en bataille et la tête dans le cul, quand j’ai reçu ce mail. Résultat, j’ai failli m’étouffer avec mes flocons d’avoine, ce qui m’apprendra à lire mes mails au petit-déjeuner.

J’imagine que vous n’avez pas besoin d’une explication de texte pour voir ce qui cloche avec ce message. Mais j’aimerais quand même revenir sur 3 gros problèmes qu’il pose.

1) #Flipitforgood, une campagne de greenwashing

On a beau savoir que les marques usent et abusent du greenwashing, c’est toujours un choc d’en rencontrer une manifestation aussi éhontée.

Ici, on nous demande d’encourager « le bon geste », c’est-à-dire le tri. D’éduquer notre audience, cette bande de gros pollueurs, pour qu’on ne retrouve plus de bouteilles en plastique dans la nature.

Oh, attendez, rejeter la faute sur le consommateur plutôt que de prendre ses responsabilités de producteur de déchets ? Ça me rappelle quelque chose, mais quoi… ? Bingo, la stratégie sournoise du groupe Coca Cola depuis des décennies, révélée dans l’émission Cash Investigation dédiée à la pollution plastique.

Faut-il rappeler qu’Évian appartient au groupe français Danone, classé 4e entreprise la plus polluante au monde (en termes de déchets en plastique), juste derrière le tiercé gagnant Coca-Cola, PepsiCo et Nestlé ?

entreprises productrices de déchets plastique
Les 10 entreprises les plus productrices de déchets plastique selon l’ONG Break Free From Plastic

Évian produit chaque année environ 1,5 milliards de bouteilles en plastique. L’urgence est, de toute évidence, que les consommateurs trouvent le chemin de la poubelle… (Pour ceux qui manient mal le second degré, ceci en est.)

Alors certes, il y a partout des malotrus qui abandonnent leurs déchets dans la nature. Certes, le taux de collecte et de recyclage du plastique a une sacrée marge de progression.

Mais hélas, l’argumentaire d’Evian ne tient pas la route au-delà de ça. Car comme on l’a découvert avec Élise Lucet, il n’est pas si simple de recycler le plastique. Le vrai problème se trouve à la source : « …si une bouteille en PET sur deux en Europe est recyclée, moins d’une sur 10 redeviendra bouteille. Pour des raisons de sécurité du consommateur (risque de contamination) et technologiques (propriétés différentes du polymère vierge), le taux de recyclage en boucle fermée s’avère ainsi extrêmement faible ; il peut théoriquement atteindre un maximum de 5 % des plastiques usagés » peut-on lire dans The Conversation.

Bref, cette campagne détourne notre attention de ce qui se joue vraiment, à savoir la réduction drastique de production de plastique, jusqu’à son arrêt complet.

stop production de plastique
Campagne de l’ONG Break Free From Plastic

Et le plus surprenant, c’est qu’ils proposent ça à des « influenceurs green », comme ils nous appellent. Mais quel genre de blogueur, youtubeur ou instagrameur écolo soutiendrait une telle initiative ?

Transférer une partie de la confiance qu’on m’accorde, une once de ma « caution écolo » construite patiemment et avec cœur années après années à un groupe du CAC40 qui cherche à s’acheter une conscience ? Jamais de la vie.

Si Évian lançait un vaste programme de consigne, on en discuterait vraiment. Mais là, le but n’est ni plus ni moins que de noyer le poisson. Ou la bouteille. (On sait plus trop ce qu’il y a dans les océans, à force.)

2) Une marque qui prend les consommateurs pour des abrutis

Reprenons les termes de l’offre. Votre mission, si vous l’acceptez, c’est de lancer une bouteille de dos dans un bac de recyclage pour vous la péter sur les réseaux sociaux. (Parce que c’est classe de faire des paniers.) Avec en prime une petite leçon de morale pour votre audience. Ben oui, vous n’êtes pas QUE cool, vous êtes aussi éco-responsable. Et ça, c’est encore plus cool.

Alors. J’aurais voulu voir la réunion où cette idée a été validée. Juste pour savoir si les personnes autour de la table trouvaient cette idée vraiment bonne, ou s’ils prennent simplement les consommateurs pour des veaux.

Le choix du partenaire m’interpelle aussi : j’ai été contactée par une plateforme qui parle ouvertement de « consommateur influent ». D’ailleurs, sa proposition est : « soyez récompensé pour parler des marques que vous appréciez ».

Parce que c’est tout ce qu’on veut, des pin’s et une tape dans le dos pour faire de la publicité à des multinationales. Parce que quand on consomme des trucs on est trop heureux. C’est d’ailleurs pour ça qu’on s’en va travailler : pour pouvoir acheter des bouteilles d’Évian et les lancer dans des poubelles (jaunes, évidemment : #flipitforgood les abonnés 😉 )

prendre les consommateurs pour des cons
C’est peut-être comme ça qu’ils imaginent le mur de ma chambre, chez Évian.

Ce mail rejoint hélas l’immense majorité des propositions de « partenariats » que je reçois. À chaque fois, mon interlocuteur s’imagine que je vais mourir de bonheur et de gratitude à recevoir du thé, du shampoing ou des serviettes hygiéniques. Ou des bouteilles d’eau en plastique.

Wait, et si en fait dans la vie j’avais d’autres loisirs que de consommer des produits ? Et si j’avais d’abord créé mon blog et mes comptes sur les réseaux sociaux pour transmettre des valeurs plutôt que pour faire femme sandwich – qui plus est bénévole ?

Et si on arrêtait de prendre les consommateurs – influents ou non – pour des abrutis finis ?

À nous aussi d’être vigilants pour ne pas tomber dans ce genre de panneaux…

3) Et l’éthique, dans tout ça ?

Déjà, ça m’agace de recevoir des propositions de petites entreprises qui n’ont « pas de budget » pour payer les « influenceurs green » à qui elles demandent de travailler pour eux. La plupart en ont pour les encarts dans les magazines ou pour les relations presse, mais jamais pour payer les cruches qui sont de toute façon contentes avec du shampoing – si vous avez bien suivi.

Bref, quelle que soit l’entreprise qui m’écrit ça, ça m’énerve. Mais quand un énorme groupe me propose de rémunérer la publicité que je lui ferai en tote bags et bouteilles d’eau, j’hésite entre me rouler par terre de rire et me mettre au tir à la carabine pour évacuer.

Notamment parce que ces putains de goodies rejoignent le point 1, à savoir le greenwashing total : on se retrouve avec des bouteilles d’eau sur les bras, et un 28e tote bag dont tout le monde est suréquipé depuis 2014 environ.

Les influenceurs green, un « mal nécessaire » pour verdir son image ?

J’aimerais vous dire que cette proposition d’Évian était exceptionnelle, mais non. Ce niveau de ras les pâquerettes est fréquent, avec les gros comptes comme avec les petites entreprises.

Des influenceurs green sollicités quotidiennement

Chaque jour, je reçois plusieurs propositions bidons de la part d’inconnus au bataillon se réclamant du développement durable. Propositions auxquelles je ne réponds pas, mais que voir passer dans ma boîte mail me donne envie de finir le pot de tartinade choco-noisette en écoutant La tristitude en boucle.

Quand les projets sont intéressants (ça arrive), alors c’est bien souvent le respect qui se fait la malle. Le discours, toujours le même, s’appuie sur cette rengaine « nous sommes une jeune entreprise avec un tout petit budget… »

Marrant comme la jeune entreprise en question n’hésite pas à payer des posts sponsorisés aux crasseux de Facebook, mais tique pour filer une centaine d’euros à un influenceur qui travaille avec du cœur et des valeurs.

Peut-on se déclarer « entreprise éthique » quand on demande à des inconnus de bosser gratuitement (ou en échange de clopinettes) pour nous ? Spoiler : non. Et ça aussi, c’est une forme de greenwashing.

Une vision catastrophique du marketing d’influence

S’il y a évidemment des messages gentils, beaucoup charrient des relents de mépris. On sent que le marketing d’influence est vu comme un passage obligatoire (les décisions d’achat se prennent sur Instagram, disent les études). Mais dans le fond, ces personnes qui nous contactent nous considèrent un peu comme des nunuches. On nous voit comme des écervelées, toujours prêtes à pondre des billets de blog pour recevoir des échantillons.

infleunceurs green collaborations marques
Prendrait-on les influenceurs green pour des plantes vertes ?

Mais avec cette vision désastreuse de l’influence, pourquoi nous contacter ?

Depuis que je m’intéresse au marketing, j’ai compris qu’il s’agissait d’un outil. Un outil est par essence est neutre.Un marteau, par exemple, peut être utilisé pour enfoncer des clous – ou le crâne de son voisin. Le marketing, c’est pareil. On peut le mettre au service d’un projet vertueux, ou bien d’une entreprise qui chie sur la gueule des autres. (Pardon.)


Petite parenthèse : J’ai décidé de tirer quelque chose de constructif du #EvianGate. Parce que c’est bien de dénoncer les pratiques indécentes, mais ça ne dit pas comment faire. Aussi, chers entrepreneurs et entreprises éthiques qui souhaitez utiliser le marketing d’influence pour vous développer, je suis en train de créer une formation pour des relations influenceurs vertueuses. Quelles sont vos questions et difficultés là-dessus ? Répondez au questionnaire pour me le dire et être informé de la suite.


Mon blog n’est pas un panneau publicitaire

J’étais déjà réticente à faire des articles sponsorisés… Mais constater que ces pratiques sont monnaie courante me donne encore moins envie de développer le billet sponsorisé. Aussi, j’ai décidé de proposer d’autres services que la publicité (conférences, création de contenu…) pour gagner ma vie en faisant ce que j’aime.

Mon blog n’est pas un panneau publicitaire, et je ne vous considère pas comme des consommateurs. Même si le mot est vilain, « l’influence » peut être mise au service d’autre chose que de pousser à l’achat de biens inutiles et/ou polluants. Et les « influenceurs green » peuvent avoir d’autres projets que de parler de marques, et d’autres idées de contenus que des revues produit.

Peut-être même qu’ils peuvent avoir une vision du monde et des idées à faire passer.

À bon entendeur. 💚

Plus d’articles sur ce que c’est, de devenir blogueuse ?

Vous aussi, les pratiques de greenwashing vous indignent ? Partagez votre coup de gueule sur Pinterest !

évian greenwashing influenceurs green

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Anaelle
Blogueuse engagée. Écologie, société et autodérision.

33 Responses

  1. Mallory dit :

    Je suis un grand fan de votre blog et j’espère vraiment que de nombreux articles comme celui-là suivront à l’avenir 🙂

  2. Coucou, j’ai adoré ton article et stp évite de t’étouffer avec des flocons d’avoine, on a besoin de ton blog! :p

    Personnellement, étant une baby blogueuse, je n’ai pas encore été contactée par des marques mais quand je lis des articles comme ça, ça ne me donne pas trop envie. Ou peut-être vaut-il mieux en rire?

    Je suis quand même assez énervée par ce genre de marques qui ne pensent qu’au profit et non à la planète. Il faudrait qu’ils comprennent que le jour où mère Nature ne voudra plus de nous, tous leurs profits partiront en cendre, ou se noieront également, tout comme nous!

    Enfin bref.

    C’est comme la nouvelle publicité d’un certain hypermarché qui commence par des noms de villes type: « mégotplage, canetteville » etc et qui te dit qu’ils organisent des journées pour nettoyer la nature et que tu peux t’y inscrire. Non mais je rêve! Si tout simplement ils arrêtaient de vendre des canettes, ou des cotons tiges ou du plastique, peut-être que cela ne serait pas nécessaire! ^^ Enfin bon, ton article m’a fait réagir, du coup j’ai un peu lâché ce que je pensais! 🙂

  3. Julie dit :

    Tu viens de me vendre du rêve et des paillettes! Ca fait du bien de lire que je ne suis pas la seule à en avoir ma claque des propositions bidons et des comportements plus que limite de certaines boites / marques / agences. Ton article me fait du bien parce que je me sens moins seule à m’interroger sur le Green Washing. Bref, un grand merci <3

  4. Claire dit :

    Et comme ils n’ont vraiment peur de rien, ils lancent de nouvelles bouteilles.
    Plus petites.
    Pour qu’on ait l’impression de moins polluer ?

    http://chng.it/WPKhRPgmvq

  5. What-Ilike dit :

    L ideal serait de fédérer Les « Influencers Green » visés par l hypocrisie de ces marques et que ceux ci les renvoient dans leur 22 par une reponse, un slogan, une image ainsi qu une communication commune sur les reseaux,  qui denoncerait ces pratiques avec un classement du top des marques greenwashing qui se foutent de la gueule des blogueurs et de leur travail en les mettant devant leurs contradictions.
    Tout ceci sur un ton humoristique bien sur !

  6. Cyril dit :

    Chouette article !
    Pour rester indépendant, faut passer pas les dons ? Je vois pas trop d’autres solutions dans l’immédiat.. tipeee (suggestion non rémunérée :)) propose une solution sympathique que je réfléchis à activer sur mon site. Moins sûr que cela fonctionne bien en pratique ! L’air de la gratuité n’est qu’à son début !

  7. Marie dit :

    Merci Annaëlle pour ton article et bravo ! Je suis d’accord, il y en a marre du greenwashing et de ces grandes marques qui veulent se donner bonne conscience.

  8. Marion dit :

    J’adore cet article par lequel je découvre ton blog. Et hop, inscrite à la newsletter !

  9. Mille mercis pour cet article Anaelle !!
    Blogueuse à géométrie variable (je préfère à lifestyle, ce terme me colle des hauts le cœur) ET à forte tendance écolo depuis plusieurs années maintenant, qu’est que J’EN AI MA CLAQUE de lire ces conneries de billets sponsorisés (ou de voir ces campagnes Instagram) tous plus bourrés de greenwashing les uns que les autres…Je me demande ce qui peut bien passer par la tête des influenceur.se.s qui partagent cela ET dans celle des petits « génies » du marketing de la marque en question (je les imagine bien en réunion, se taper fort les cuisses en se disant que ça va carrément le faire !). En fait, c’est totalement fou, mais je crois qu’il doivent forcément se dire que plus c’est gros, plus ça passe…Non ?? Aller, dis moi que oui, je suis en détresse totale là 😛 Je me console en me disant que pour ma part, je reçois réellement peu de sollicitations de ce genre et finalement…c’est d’un reposant !
    Et pour ce qui est du « on a pas de budget »….ahh, cette fameuse idée reçue de la blogueuse décérébrée qui n’écrit ABSOLUMENT PAS par conviction, mais simplement pour avoir une putain de street cred’…et alors si t’es écolo, surtout pas transaction financière hein – vous critiquez le capitalisme, on va en plus vous donner du fric, hein, bande de communistes 😀 C’est épuisant à force…mais ça rejoint bien l’article que tu avais aussi rédigé sur le sujet.
    ‘Fin bon, je m’étale – mais merci d’avoir écrit cet article.
    Passe une chouette semaine

  10. Magali dit :

    Article très intéressant merci!!
    Pour être honnête au début je me disais « oh quand même c’est pas si grave ils ont voulu essayer mais ils s’y sont mal pris.. » mais après avoir lu ton argumentaire j’étais bien naïve et ça m’a bien fait ouvrir les yeux sur ces pratiques..
    Merci d’avoir partagé ton histoire!

  11. Piotr dit :

    Moi aussi influenceur (enfin blogueur surtout) non green, je me demande si le mépris n’est pas plus grand envers les femmes que les mecs car si je reçois de temps en temps des propositions à la con, cela reste plus rare visiblement

  12. MIREILLE SEKELY dit :

    Très bel article ; je l’ai transmis autour de moi et bravo de ne pas te laisser « acheter » par certains ! J’avoue avoir justement du mal avec les blogs qui sont, pour certains, seulement des vitrines servant à promotionner des marques qui les fournissent en échantillons ou autres cadeaux !

  13. Nelly dit :

    Merci pour cet article! Réaction géniale!

  14. amandine MARTIN dit :

    Au top! je partage à 100%!!!

  15. Aurelie dit :

    Bravo❤️

  16. Claude dit :

    Que mordre… Quand ton téléphone décide de ton commentaire à ta place !

  17. Claude dit :

    Bravo Annaelle, tellement vrai et tu arrives à nous faire rire plutôt que l’ordre ou pleurer !! Trop forte

  18. Bonneson marc dit :

    J’apprécie ton blog. Enfin une blogueuse qui comprend la politique médiatique des lobbies. Bravo, continue à influencer les internautes !

  19. Laure dit :

    Comment faire passer ton coup de gueule en faisant se tordre de rire le lecteur (sur la forme bien sûr pas sur le fond… quoique parfois il vaut vraiment mieux en rire !). Bref merci pour ce double article à double fond qui m’a bien fait rigoler. Mais franchement ils doutent vraiment de rien… (ou ils sont complètement dépassés, c’est peut être ça en fait :-D)

  20. RégineVALO dit :

    bravo pour cette « authenticité »… terminé l’écologie de façade qui sert le monde industriel.. Merci à toi

  21. Amanda Maaoui dit :

    J’adore lire tes articles…bravo pour ton blog!

  22. Lidy dit :

    Ralalah ! Ils n’ont peur de rien, c’est fou, ça me surprendra toujours ! Merci pour ton article, ça fait du bien de voir les énormités qui se passent en coulisses de ton blog.

  23. Fanny dit :

    Bravo et merci pour ton article !

  24. J’ai découvert ton article et par la même ocasion ton blog et tes RS via Roxane/Dear Lobbies et j’en suis ravie ! Article partagé sur mon Fb perso et ma page blog. Je vais m’empresser d’aller parcourir ton blog qui semble être une mine d’informations 😉
    Belle journée !

  25. Virginie dit :

    Bravo pour cet article Anaelle !

  26. Christine dit :

    J’aime aussi beaucoup le ton … D’emblée, le tutoiement ! Hello etc … Ça fait plus cool !!! Ils n’ont vraiment aucun scrupule.

  27. Pierre barbez dit :

    Excellent article Anaelle. Pour ce qui est des pratiques de certaines multinationales ce n’est pas une surprise, par contre ça fait plaisir de voir qu’il existe des « influenceurs » qui réussissent à conserver leur libre arbitre !
    Je suis dans le cas de la petite boîte qui a besoin de visibilité et c’est vrai qu’on ne sait pas comment aborder les « influenceurs » (du coup on ne le fait pas…), donc hate d’en savoir plus sur ta formation.

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