Comment être vraiment écolo et échapper aux contradictions ?

Comment être « vraiment » écolo et échapper aux contradictions ?

comment être écolo
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Comment être écolo sans l’ombre d’un doute ? Vous me demandez souvent un moyen d’être sûrs que vos gestes écologiques soient utiles. Parce qu’à force d’entendre tout et son contraire, à force de vous échiner à réduire votre impact sans que rien ne change au niveau global, le burn-out environnemental vous guette.

Alors, comment être écolo, parfaitement écolo ? J’ai bien peur de ne pas avoir de réponse à cette question. Mais j’ai plein de réflexions sur la transition 😉 On en parle ?

Plus de gestes écologiques :

Rien n’est jamais simple

En réponse à un questionnaire sur les sujets du blog, l’un(e) d’entre vous m’a écrit : « On reçoit beaucoup d’injonctions paradoxales : quand on croit faire un geste vertueux, on apprend ensuite que c’est mauvais par ailleurs. Ce serait bien d’avoir quelques règles simples, toujours valables, pour être sûrs que ce qu’on fait est bon pour la planète. »

Ce lecteur (ou cette lectrice) a raison : les choses ne sont jamais simples. Et ce qui paraît être une bonne idée à un endroit en est souvent une mauvaise – ou en tout cas moins bonne – ailleurs.

Quelques dilemmes écologiques courants

  • Il faudrait manger bio. Et puis en fait non, car une grande partie de la production n’est qu’une agriculture industrielle sans pesticides de synthèse.
  • Il faudrait remplacer gels douches, lessive et liquide vaisselle par du savon de Marseille. Et puis en fait non, car ils contiennent de l’huile de palme responsable de la déforestation en Indonésie.
  • Il faudrait remplacer son véhicule à essence par une voiture électrique. Et puis en fait non, elle roule au nucléaire.

Il faudrait… Je pourrais continuer encore longtemps, mais je pense que vous avez saisi l’idée : quoi qu’on en dise, adopter un mode de vie (plus) écologique, ce n’est pas simple du tout.

Comment nous sauver ?

D’ailleurs, rien n’est jamais vraiment simple dans la vie. Ce qui, quand on y pense, est assez logique : nous sommes 7 milliards d’individus dans un monde complexe et échappant à toute régulation globale. De plus en plus dépendants les uns des autres, nous sommes surtout locataires d’une seule et même piaule : la Terre.

Oh, par pitié, arrêtez de vouloir sauver la planète : elle se débrouillera très bien sans nous. Ce que nous essayons de sauver, ce sont tout simplement nos fesses (et éventuellement celles du vivant qui nous entoure). Mais comment ?

sauver la planète

L’illusion des « alternatives écolos »

Le drame de l’écologie aujourd’hui, c’est qu’elle croit pouvoir se maquer avec notre modèle capitaliste, foncièrement destructeur. Un peu comme une ado un peu niaise entichée d’un bad boy, qu’elle croit pouvoir ramener dans le droit chemin.

Pourtant, toute tentative d’adapter ce modèle ne fait que légitimer celui-ci, et précipiter la catastrophe.

J’ai mis du temps à le comprendre. Je m’en rends vraiment compte aujourd’hui. Si vous ne me suivez pas, je m’explique.

La croissance verte : une pseudo-solution dangereuse

Ce qui me met le plus en rogne, ce sont les pseudo-solutions. Tout le mythe de la « croissance verte », des « technologies propres », le délire des objets connectés qui nous permettraient de rationaliser notre consommation d’énergie bla-bla-bla.

Les élus, notamment, en ont plein la bouche de ces trucs : les « smart cities », la « e-santé », les « transports intelligents » et j’en passe.

croissance verte fausse solution
Ah, c’est sûr qu’elle a l’air smart leur ville…

Ancienne urbaniste, j’ai moi aussi cru aux vertus de l’efficacité et de la sobriété énergétique (pour ne citer que cet exemple). Malheureusement, ces progrès ont un inconvénient connu et documenté depuis plusieurs années : l’effet rebond.

Par exemple, lorsqu’on isole un logement, la facture énergétique diminue… Ce qui entraîne une hausse de la consommation énergétique. Car avec ce regain de budget, on augmente le chauffage, on achète d’autres appareils électriques ou électroniques… Et c’est valable pour tout : quand on a plus d’argent, qu’est-ce qu’on fait ? On le dépense. C’est fait pour.

Au cours d’une enquête pour la Revue Far Ouest, j’ai eu l’occasion de discuter avec l’ingénieur Philippe Bihouix et le journaliste Guillaume Pitron, qui dénoncent chacun à leur façon les promesses intenables de la « croissance verte ». Si le sujet vous intéresse, je vous conseille leurs bouquins ci-dessous !

bihouix low tech
Philippe Bihouix, L’âge des low tech
pitron guerre des métaux rares
Guillaume Pitron, La guerre des métaux rares

Ces alternatives écolo qui n’en sont pas

Plus près de nous, il y a toutes ces options de consommation qui se présentent comme des solutions idéales alors qu’elles ne le sont pas. Par exemple ? Remplacer du jetable en plastique par du jetable biodégradable.

On parle beaucoup de pollution plastique en ce moment, et des dégâts causés aux milieux marins par nos innombrables déchets. Aussi, on veut supprimer à tout prix le plastique de nos vies.

Bien sûr qu’il faut éradiquer le plastique, mais le problème ne s’arrête pas là. L’ennui, c’est toute cette culture du jetable et de l’usage unique, de l’obsolescence programmée, du périssable.

pollution plastique objets à usage unique
J’ai pas fait l’école du Louvre, mais je crois quand même que ce Monsieur essaie de nous dire quelque chose.

Il y a quelques temps, j’étais tombée sur cet article : « Le recyclage n’est pas la solution ». Un vrai pavé dans la mare verte, et j’avais ressenti un soulagement à voir que je n’étais pas la seule à tiquer.

À titre de pense-bête, je pose donc ici les 5 règles du « zéro déchet », à respecter dans l’ordre : Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler et Composter. Pas pour faire la leçon à qui que ce soit, simplement pour que nous gardions tous ça à l’esprit 😉

Alors, comment être écolo ?

Dans ma dernière newsletter, je vous ai demandé ce que vous faisiez « en plus » des petits gestes. Comment vous viviez votre engagement écolo. J’ai reçu de nombreuses réponses, aussi riches qui diverses, qui m’ont fait chaud dans mon petit cœur. Voici ce que j’en retiens :

Consommer moins et mieux (mais surtout moins)

On peut « consommer responsable » autant qu’on veut, l’urgence écologique, c’est sortir de la surconsommation. Voire même – allez j’ose le dire -, de la consommation tout court. Depuis les années 1960, tout est fait pour faire de nous des pousseurs des caddies. Nous sommes des consommateurs, bien avant d’être des citoyens ou des êtres humains. Et ça, il est temps que ça change.

Je suis pour le consommer moins mais mieux. Mais l’important, c’est surtout le moins.

Comment ? En simplifiant nos vies, en les réorganisant autour d’autres valeurs que l’achat et la possession. En retrouvant le temps. En privilégiant des loisirs moins gourmands en ressources comme voir ses amis, faire du sport, lire, fabriquer des choses, jardiner, voyager près de chez soi… En méditant, en prenant le temps de nous interroger sur qui nous sommes et quels sont nos besoins profonds. Bref, en passant à une forme de slow life !

ralentir slow life
Une vrai vie de tortue, en somme.

Peu enthousiasmant ? Je comprends. Nous sommes dans une société du divertissement, de l’hyperstimulation, du « tout, tout de suite ». Alors les plaisirs simples d’une vie plus slow… Ça ne rassemble pas tout le monde.

Devenir plus autonome et plus résilient

À Bordeaux, en cas de grève générale, on a à peine plus d’un jour d’autonomie alimentaire. Un jour avant que les magasins soient dévalisés, vidés, qu’il n’y ait plus rien à se mettre sous la dent. Autant vous dire que c’est pas avec les 3 tomates cerises qui poussent sur mon balcon que je vais me nourrir…

Sans aller jusqu’à ce scénario catastrophe, on peut s’entraîner à être plus autonome. La pression est forte sur les agriculteurs, sommés de nourrir tout le monde sans pouvoir se nourrir eux-mêmes. Or, faire pousser des fruits et légumes chez soi, c’est un peu d’oxygène dans son budget alimentaire, pour acheter des produits de meilleure qualité qui rémunèrent mieux ceux qui les créent.

Dans la même logique, vous m’avez parlé de couture, de réparation, de compostage, de récup’, etc. Au quotidien, vous consommez local, boycottez les supermarchés et le suremballé, réutilisez ce que vous pouvez, cousez du réutilisable, limitez votre consommation d’énergie, cuisinez des produits frais, placez votre épargne dans une banque éthique…

Bref, vous faites toutes ces petites choses qui permettent d’être moins dépendant des enseignes en tous genres, de faire durer ce que l’on possède, d’encourager un monde plus « vert ».

S’engager à un niveau plus large

Dans une interview vidéo donnée à la Revue Far Ouest, Jean-Marc Gancille, auteur du livre « Ne plus se mentir », lâche cette phrase qui résume très bien le problème : « À force de culpabiliser les individus, on en a oublié de remettre en cause le système. »

Cette phrase a vraiment résonné chez moi, qui m’interroge de plus en plus sur l’intérêt de passer toute son énergie dans de micro-actions individuelles.

Loin de moi l’idée de rejeter les « petits gestes ». Je pense qu’ils ont vraiment leur importance. Ils permettent de toucher des personnes plus éloignées de l’écologie, par la force de l’exemple. « Oui, c’est possible, non, ce n’est pas trop difficile, oui, ça peut rendre heureux. »

Mais je crois que ces petits gestes ne doivent pas mobiliser toute notre énergie, au point que nous ne serions plus capables de remettre en cause le système délétère qui nous conduit droit dans le mur.

Gardons du jus pour des formes d’engagement plus collectives, plus exigeantes ! Bien qu’on ait beaucoup essayé de la ramener à un niveau de responsabilité purement individuelle, l’écologie EST politique. Par conséquent, les mobilisations collectives seront forcément nécessaires pour l’imposer.

Que ce soit un engagement associatif (bénévolat ou militantisme), politique, une prise de parole publique, la participation aux marches… À chacun de trouver le ou les engagement(s) de groupe qui lui conviennent. Vous êtes d’ailleurs nombreux, dans les réponses que vous m’avez envoyées, à le faire ou à l’envisager.

marche pour le climat écolo
Marcher pour le climat est une action possible, même si on a souvent le sentiment que ça ne sert à rien.

Ces formes d’engagement auxquelles on ne pense pas toujours

Ceux qui ont lu mon guide « Engagé et heureux » le savent : je crois beaucoup à la prise de recul, sur soi-même avant toute chose.

Comment revoir ses valeurs pour qu’elles correspondent à celles d’un monde soutenable ? Comment travailler sur soi et sur ses rapports aux autres pour vraiment construire un monde dans lequel on veut vivre ?

Comment arrêter de rejeter la différence, projeter ses angoisses et frustrations sur les autres, attendre qu’on lise dans nos pensées, se laisser marcher sur les pieds (et j’en passe et des meilleures ?)

L’un d’entre vous m’a d’ailleurs écrit : « Je passe mon temps à m’assurer d’être inoffensif envers ceux qui m’entourent. Je tente d’avoir une attitude exemplaire et d’encourager les autres par celle-ci. »

Être écolo, pour moi, c’est aussi tout ça. C’est être sincère, droit, généreux, accepter le point de vue de l’autre, mais aussi connaître ses besoins et savoir tracer ses propres limites. Et tout ça, c’est du taf, on est d’accord.

Bref, vous ne pensiez certainement pas lire ça un jour, mais aller voir un psy ou ouvrir des livres de développement personnel, c’est aussi devenir écolo. Si, si, je vous jure.

comment devenir écolo
Keep calm et deviens écolo.

Peut-on concilier vie moderne et écologie ?

Et ça y est, nous arrivons enfin à la question qui fâche (il était temps). Comment être écolo dans un monde moderne ? Comment adopter un mode de vie qui soit le plus écologique et le plus éthique possible, sans se couper du monde actuel ? Le problème de toute personne avec une conscience environnementale, ce sont les contradictions. Chacun de nous en a : c’est très, très compliqué de faire autrement en restant membre de cette société.

Je crois complètement à l’écologie positive. Je crois qu’elle peut rendre heureux, en tout cas plus heureux qu’une société de la consommation et du divertissement. Mais malheureusement, elle n’arrivera pas par la stratégie des petits pas, ni une « révolution de velours ». Il y a urgence : on a peu de temps, on le sait.

Il va falloir l’imposer, se battre pour qu’elle advienne. Il va falloir renoncer consciemment au confort insoutenable qui est le nôtre aujourd’hui, à de nombreuses technologies, aux déplacements rapides et quand on veut, aux milliards d’options de consommation, à la communication instantanée et permanente. (Et donc aux blogs, sans doute. Qui sait ce que je ferai dans 10 ans.)

Ça fait peur, car c’est l’inconnue totale. Nos vies seront certainement bouleversées. Mais moins que si on attend pour subir la catastrophe de plein fouet.

Bref, je ne sais pas comment être écolo. Parfois je me demande : « Qu’attends-tu pour aller bâtir ta maison autonome plutôt que de déblatérer sur Internet ? » Pour l’instant, j’essaie de construire une parole publique intéressante et inspirante. Demain, je changerai de position, peut-être.

Et vous, quelle sont vos interrogations ?

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comment avoir un comportement écologique

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Anaelle
Blogueuse engagée. Écologie, société et autodérision.

32 Responses

  1. Coucou Annaelle, merci pour cet article qui ne fait que répondre à un tas de questions que je me pose, je suis encore dans la phase de transition et j’essaye de me documenter le plus possible pour avancer dans cette prise de conscience, qui devrait être instantanée mais j’avoue ce ne l’est pas encore peut-etre car cela fait presque 30 ans que je me voile la face..mais bon l’important est de commencer et dans son petit agir.

    Je te remercie

  2. Anne dit :

    Y’aka
    Focon
    C’est dommage que cela nous semble difficile cela devrait être naturel instinctif
    Cela le sera je l’espère pour la génération qui nous suit si nous avons donné l’exemple

  3. Oui, je pense qu’il faut, en parallèle, questionner nos aspirations et repenser la structure de la société. Par exemple on peut encourager les alternatives plus éthiques et engagées aux produits de consommation courants; mais ça reste un verdissement des habitudes de consommation, une surconsommation éthique tant que l’on ne se pose pas pour questionner cette quête de l’épanouissement et de la réalisation sociale via la consommation.
    « Pourquoi je consomme » : dans quel but, pour combler quoi, qu’est-ce que j’y recherche? ».
    Pour voir qu’au fond, on cherche vainement à combler un vide ; et que l’on est bien plus épanoui lorsque l’on s’accomplit dans le lien social, le partage, ou des actions plus en cohérence avec ses valeurs 🙂
    C’est ce que j’essaie de me dire en ce moment; car je vois bien que j’ai revu ma consommation à la baisse depuis plusieurs années; mais que j’ai appliqué des choix plus éthiques, à une consommation au-delà de mes besoins : sans questionner cette surconsommation.
    Qui ne m’apporte qu’une satisfaction minime – à savoir soutenir et encourager des entreprises locales, engagées, etc- mais bien moindre que de partager du temps avec mes proches !
    Donc il s’agit selon moi de prendre le temps de questionner ses valeurs et aspirations; avant de demander à la « société » de changer. Car surconsommer éthique reste surconsommer, ce qui n’est pas vraiment cohérent avec la démarche écologique; et les acteurs capitalistes risquent de s’emparer de cela, en verdissant légèrement leur démarche, sans questionner structurellement leurs fondements.

    Mais tu vois, je me dis souvent qu’au sein de la blogosphère, et comme dans tout autre réseau, on fonctionne en circuit fermé : évoluant dans des cercles d’affinités et d’intérêts communs.
    Or pour être efficiente, la démarche écologique nécessite de toucher le grand public, les personnes qui ne sont pas encore sensibilisées.
    Et c’est ça qui me parait important : une sensibilisation fondée et accessible, de la majorité des citoyens-consommacteurs pour que les petits pas de chacun aient un puissant impact. Plutôt que ceux qui en font déjà beaucoup pour l’écologie, se culpabilisent dès qu’ils font un « écart ».
    Pour ça, l’école et les associations font un important travail de sensibilisation. Pour que les actions individuelles deviennent collectives.
    Comme tu le dis, je pense qu’être écolo c’est aussi sensibiliser par l’exemple, avec bienveillance et ouverture 🙂

    • Anaelle dit :

      Je suis bien d’accord avec toi, mais encore faut-il que les personnes non sensibilisées soient réceptives à un tel discours. On ne décide pas unilatéralement ce genre de choses… en tout cas j’y réfléchis beaucoup en ce moment 😉

      • Noëmie dit :

        Bonjour,
        C’est vrai qu’il y a un certain effet « vase clos » sur le net et les blogs. Mais il ne faut pas sous estimer le rayonnement. La tendance Zéro Déchet prend de l’ampleur, les grands médias s’en emparent, pas toujours de façon très fouillée certes mais ce n’est pas grave, c’est une graine qui est semée, il suffit parfois de ça pour donner envie d’aller plus loin. C’est une question de cheminement.

        Je me suis lancée dans une démarche de transition vers un mode de vie plus écolo il y a quelques mois. Avant je n’étais au courant de rien, je ne me renseignais pas. J’ai crée un blog en parallèle, lu beaucoup (soit dit en passant cet article est top, et rejoins un fil rouge de mes premiers mois : la question de la cohérence, sur laquelle je viens d’écrire un article).

        Ceci dit, je me suis aussi fait souvent la réflexion qu’on s’est emparé du Zéro Déchet comme de tout le reste, qui dit tendance dit potentiel bénéfices et donc il y a tout un marché qui se développe, qui pousse finalement à la consommation plus qu’au recyclage, à la récup, au bricolage, et va un peu à l’encontre de la démarche.

        Ce que vous dites sur l’engagement est intéressant. Je ne suis pas militante dans l’âme, j’aime faire mais je n’ai pas envie de faire partie d’une asso ou d’un mouvement me fait me sentir plus mal. C’est un peu l’image que j’ai du militantisme, totalement idée reçue je le reconnais. J’aimerais plutôt trouver des gens qui font, s’engagent, de façon positive et concrète. Je me demande comment ceux qui souhaitent s’engager peuvent trouver des actions concrètes auxquelles prendre part. Des idées?
        (bon je vis en Allemagne donc elle ne s’appliqueront pas forcément à mon cas).
        Merci 🙂

  4. Caro dit :

    et bien mon plus grand geste écolo est d’avoir fait un seul enfant et lui apprendre la décroissance, le respect de la nature, le bricolage, la débrouillardise… ce sont de formidables éponges à cet âge et j’espère qu’elle deviendra une adulte écolo responsable bien dans sa tête et dans sa peau!

  5. Thibaud dit :

    Souvent, lorsque je discute avec des gens des problèmes environnementaux, sociaux, ou politiques, ils semblent d’accord sur le constat, et pour l’écologie, ils vont faire des petits gestes individuels mais ils ne sont pas prêt à s’engager dans des actions collectives. Je pense qu’il faudra battre l’abattement et la peur des gens avant de réussir à abattre le capitalisme. Je reste optimiste, il me semble que la situation est en train d’évoluer (manifestations pour le climat, multiplication des grèves partout en France, gilets jaunes…) Et puis si nous, on abandonne aussi, personne ne viendra se battre à notre place, alors courage !

  6. Irène dit :

    Merci pour cet article, je lis de plus en plus de réflexions qui vont dans ce sens (c’est aussi le message que j’essaie d’envoyer à mon échelle, sur Instagram et sur le blog) ! Et c’est bon signe je pense 🙂 j’aimerais qu’on ait davantage l’occasion d’avoir des échanges sur ce changement de système justement, comment on l’imagine, quels axes de lutte etc

  7. Fanny dit :

    Votre article est le résultat (réussi) d’une réflexion qui ne date pas d’hier, il donne beaucoup de pistes de réponses à ce grand sujet qu’est l’écologie. Je ne sais’pas si je suis d’accord avec vous quand vous dites que d’un point de vue politique l’écologie n’est pas compatible avec le système capitaliste ( les pseudos solutions qui n’en sont pas) mais il me semble que l’on ne va pas avoir le choix que d’essayer de solutionner le problème avec ce système libéral capitaliste. Si j’en crois les délais prévus de dégradation de notre environnement, il faut que les choses se passent assez vite. Et je ne vois pas une remise en cause à l’échelle mondiale des modes d’échanges de consommation dans un futur relativement proche.

    • Anaelle dit :

      En effet, les délais sont serrés et le système très lent à évoluer. Mais c’est bien lui qui nous conduit droit dans le mur. Si les fondements ne sont pas remis en cause je ne vois pas vraiment d’espoir d’une transition écologique ET sociale.

  8. Hélène dit :

    Super article! Quand j’ai vu ta newsletter, je me disais que je voulais y répondre, mais c’est tellement complexe comme question que je n’ai pas réussi à répondre à temps… Quoi qu’il en soit, ton article partage des questionnements que toute personne s’intéressant à l’écologie se pose.
    Le problème de cette question « quand devient-on écolo », c’est qu’elle induit souvent des limites, et la plupart du temps ces limites sont posées par les personnes se disant écolo : il y a une part d’intransigeance qui me laisse parfois assez dubitative. Oui, il faut faire attention à notre mode de consommation, il faut réfléchir à la notion de décroissance, mais tout le monde n’a pas le temps, les moyens matériels et financiers de se lancer à corps perdu dans l’aventure de l’écologie (pour ma part je trouve que c’est un sacré casse-tête et je suis bien contente de ne pas être submergée par un travail trop prenant ou des enfants pour y réfléchir!). Pour autant, peut-on dire que ces personnes qui réfléchissent malgré tout et font de petits gestes qu’ils ne sont pas écolos? Accolés à ces gestes écolos, il y a trop souvent à mon goût une part de culpabilité, de ne pas faire assez. Pourtant on sait bien que l’éducation par le bâton marche moins bien que l’éducation bienveillante, la preuve en est avec ton blog qui regorge d’articles positifs et encourageants!
    Je pense qu’on devient écolo à partir du moment où l’on réfléchit à notre mode de consommation et aux éventualités de changer ces modes. Ce n’est pas toujours évident, mais chaque petit geste est un changement positif par rapport à hier et ainsi de suite!

    • Anaelle dit :

      Bonjour Hélène, merci ! En effet, ceux qui tracent la ligne écolo/pas écolo ont tendance à la dessiner juste en dessous de ce qu’ils font… Ce qui est moyennement honnête 😉

  9. Merci, merci pour ce billet – qui se veut tout sauf culpabilisateur et ça fait du bien !
    Je crois qu’il est urgent de relativiser et de remettre l’église au milieu du village.
    Je ne vais pas m’étaler sur le sujet parce que mon commentaire risque de faire 6 pages (et c’est encore la matin, donc faut pas déconner ^^), mais je crois comme toi que la solution reste dans un détachement progressif vis-à-vis de la consommation, un ralentissement global ET par la critique d’un système qui rend les modes de vie alternatifs compliqués (et pas possibles pour tout le monde).
    Il faut surtout, je crois, éviter la culpabilisation et l’épuisement écolo – qui deviennent vite contre-productifs – et garder de l’espoir et du positivisme. Nous n’avons pas de boule de cristal, l’avenir nous est inconnu – charge à nous de nous y préparer sans sombrer dans une spirale mortifère. Il faut croire en l’être humain et en sa capacité de résilience, même si certains jours – on a envie d’aller s’enfermer dans une ferme auto-suffisante en Lozère et de couper tout contact avec la civilisation ^^
    Ps: on me sort aussi régulièrement « oui, tu as un blog hébergé sur des serveurs ultra polluants et nia nia nia » – oui, certes – mais l’important est déjà d’en avoir conscience, d’assumer cette contradiction (dans le but d’informer tout de même) et de rapeller que nos blogs restent des micro-gouttes face à l’océan que réprésente de Darknet et ses bitcoins. Ne pas se déculpabiliser à outrance MAIS faire deux poids deux mesures. Une belle journée à toi !

  10. Celine dit :

    Jai écrit trop vite je me suis emballé j’espère etre compréhensible

  11. Celine dit :

    J’adore cet article j’ai plusieurs capture d’écran pense bête pour les pouvoir publics on est daccords mais pour responsabiliser les citoyens je penses que faire du rentre dedans sera contre productif. Cest quand meme incroyable le nombre de personne qui penses que cest la faute des ‘autres’ LA RESPONSABILISATION de sa vie… voila ce qui n’est pas valorisé dans notre société. Bravo pour cet article quel honneur davoir ‘participé ‘ a ta réflexion. Les mentalités évolue, doucement mais quand même

  12. Florence dit :

    Merci pour cet article : nous sommes plusieurs à avoir engagé cette réflexion. Les notions de connaissance de soi, de développement personnel et peut-être même de spiritualité ont toute leur place dans ce « devenir écolo ». J’en prends de plus en plus conscience. Hier, j’ai vu un magnifique film qui relie toutes ces notions et que je conseille fortement : « Water, le pouvoir secret de l’eau ». Il y a des pistes d’action. Sans doute est-ce à chacun de trouver la sienne. Notre force, c’est cette intention collective qui se dessine, celle de changer les choses, et de renverser un système destructeur à tous points de vue. Merci à tous

  13. Lambelin dit :

    Très belle conclusion

  14. sonia dit :

    Excellent article avec une touche d’humour ce que j’ai d’autant plus apprécié. Merci.

  15. Vincent dit :

    Ta plume a encore frappé juste 😉 Ton article reflète très fidèlement ma réflexion actuelle sur l’urgence d’agir très rapidement de façon collective pour limiter et repousser au maximum le scénario catastrophe annoncé par les scientifiques. L’enjeu est de taille (préserver la vie humaine) et nous l’ignorons… Revenir à un mode de vie plus simple tourné vers le partage et l’entraide plutôt que la possession représente l’avenir…

    • Anaelle dit :

      Merci pour ta réaction Vincent. Je reste très interrogative sur la meilleure manière de procéder, mais c’est top de pouvoir en parler tous ensemble.

  16. Juliette dit :

    Merci pour cet article qui regroupe tout ce que je pense ! Tout nos petits gestes sont importants, et c’est un plaisir de les faire car ils nous rendent plus heureux, ce que beaucoup de personnes ont du mal à comprendre. Mais ils ne suffisent pas, il faut changer les choses à une plus grande échelle, et pour ça il faut nous faire entendre 🙂
    merci pour ce que tu fais Anaelle 🙂

  17. Jenny dit :

    Ah ça, la petite maison autonome, on y pense aussi dans ce coin là mais ça remue tellement de choses que….bon je vais prendre rdv chez mon psy 😉

  18. Hasardine dit :

    Excellent article. Merci

  19. Pascale dit :

    La prochaine révolution sera écologique ou ne sera pas. Nous n’avons plus le choix enfin si, par les urnes mais elle doit être mondiale pour être efficace. Et alors là c’est pas gagné ! Difficile d’aller expliquer aux pays émergeants qu’il doivent renoncer à tout ce que nous avons sous prétexte que nous nous sommes plantés et que leur accès à toutes ces technologies risque de provoquer la fin de notre monde (parce que oui, c’est vrai, la terre elle s’en sortira dans tous les cas) . La Chine, l’Inde, les pays Africains veulent aussi leur part du gâteau que nous avons déjà bien entamé . Les aider à mieux progresser ? Pourquoi pas mais nous savons que dans ce monde vénal, seul l’appât du gain guide les hommes…. bref je suis pessimiste mais c’est peut être dû à la météo tristounette d’aujourd’hui.

  20. Awenyel dit :

    Excellent article, je me retrouve beaucoup dans ce qui est écrit et dans mon chemin de reflexion ^^

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