De la surconsommation à un mode de vie minimaliste : c’est en cours !

mode de vie minimaliste
Temps de lecture : 4 minutes

À l’approche de Noël et en cette veille de Black Friday, quelques réflexions me viennent sur nos comportements de consommation. Je ne sais pas depuis quand on se tape le « vendredi noir » en France, mais depuis une semaine, ma boîte mail le vomit. 📧 🤢

Cet article, c’est l’occasion de vous expliquer comment j’apprends, année après année, à consommer moins et mieux. Et de vous raconter la satisfaction que j’en retire.

Surconsommation : quand acheter rend malheureux

Une fois n’est pas coutume, je commence par une anecdote. Quand j’étais étudiante à Paris, je travaillais à temps partiel comme vendeuse dans une boutique de prêt-à-porter. Autant dire à l’Île de la Tentation.

minimalisme
Mais c’était quand même de meilleur goût.

Que des marques sublimes (et trop chères pour moi.) Je passais mes weekends dans un magasin où je voulais tout acheter. Et ça tombait bien, car en tant qu’employée j’avais -50% sur tout. L’hystérie. Chaque mois, je dépensais un tiers voire la moitié de mon (modeste) salaire dans le magasin. Jeans, chaussures, chemises, pulls, ceintures… Tout y passait. Toute la semaine, je pensais aux fringues que j’allais m’acheter le week-end suivant.

Je n’ai travaillé que 6 mois dans cette boutique, et pourtant elle m’a suivie très longtemps. J’en ai gardé une addiction au shopping dont j’ai eu du mal à me débarrasser. Je passais beaucoup de temps sur des sites Internet à guetter les nouvelles collections, les promotions, les bons plans. Je connaissais toutes les marques et tous les modèles. Mon copain était sidéré. On avait beau me complimenter souvent sur mes vêtements… Il m’en fallait toujours de nouveaux.

Heureusement, j’ai décroché un premier job extrêmement prenant qui ne me laissait plus le temps de faire du shopping. Quelques mois plus tard, j’ai compris que je ne m’en portais pas plus mal. Et même franchement mieux : j’étais moins agitée, moins anxieuse. Plus apaisée.

C’est là que j’ai commencé à réfléchir.

D’une moindre consommation… au minimalisme ?

Adieu shopping : du temps retrouvé pour autre chose

À Bordeaux, un coup d’oeil à la rue Sainte-Catherine noire de monde en permanence (mais que fait la police ??) élimine déjà le shopping comme potentielle occupation du week-end. Ça tombe bien, il y a plein d’autres choses à faire : un repas avec des amis, des lectures, du sport, un ciné, des balades. Ce que vous voulez.

boîte mail minimaliste
Impossible de résister à ce renard trop kawaï.

Le problème aujourd’hui, c’est que si tu ne vas pas dans les magasins… Les magasins viennent quand même à toi. Sous la forme de newsletters intempestives, en l’occurence. Pour s’en débarrasser une bonne fois pour toute : Cleanfox 🦊 bien sûr ! Cette appli géniale permet de se désabonner de tout en quelques clics, pour une vraie boîte mail minimaliste 😉

Bref, la surconsommation n’est pas qu’un problème d’accro au shopping. Caddies qui débordent de bouffe, gadgets électroniques, mais aussi suremballage, gaspillage, obsolescence programmée… Les problématiques sont nombreuses, et nous sommes tous concernés.

Quand consommer moins ne passe pas bien

Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez que je ne fais plus mes courses au supermarché. Croyez-moi, on se déshabitue vite des néons. Je fuis les grandes surfaces pour les magasins de proximité où je ne me perds pas dans les rayons. Et pas seulement pour l’alimentaire : je préfère aussi les enseignes humaines pour mes (rares) achats de vêtements et d’objets divers.

Si ma penderie est encore bien trop pleine (j’essaie toutefois de la vider en vendant sur Vinted ou en faisant des dons au Relais, à Emmaüs…), mon frigo est souvent « vide ». Enfin, d’après les potes qui viennent chez moi.

En vérité, j’ai ce qu’il faut pour la semaine : quand je fais les courses, j’ai ma liste et je m’y tiens. Résultat (des courses, donc) : je ne jette jamais de nourriture. Je mange tout, et le rab part au congel pour les soirs de flemme. Ou pour les potes qui débarquent à l’improviste et qui démontent le flan aux courgettes sorti du congel. Héhé.

Je comprends que ce « frigo minimaliste » surprenne : avec 50 ans de consumérisme derrière nous, on a pris l’habitude d’acheter tout ce dont nous POURRIONS avoir besoin. Vous allez me dire « oui mais les réserves c’est utile en cas de… si jamais… » Bien sûr. Sauf que ces « cas de » sont finalement très rares. Pour une guerre nucléaire, je dis pas, mais comme il n’est pas dit que vous y surviviez de toute façon, laissez tomber.

Consommer mieux, le début d’un long chemin

Quand on commence à acheter moins pour acheter mieux, c’est comme mettre le doigt dans un engrenage. Progressivement, on se met à questionner tout ce qu’on fait.

Certains trouveront ça prise de tête, et soyons clairs, ça l’est. Mais c’est aussi plus satisfaisant : pour chaque achat, je réfléchis, je compare, je demande des conseils. J’ai le temps de vraiment éprouver un besoin ou une envie, et quand je passe à l’acte, je suis sûre de moi. J’ai désiré l’objet et par la suite, je m’en sers réellement.

Enfin, en théorie… Car en pratique, je fais encore parfois des achats que je regrette après. Eh oui, consommer mieux, c’est un « work in progress » permanent, cf. le titre de l’article 🙂

Vers un mode de vie minimaliste ?

Je vous ai parlé d’anxiété, plus haut. Car s’il y a bien une chose que j’ai notée, c’est que passé un certain seuil (et ce seuil dépend sans doute de chacun), consommer n’est plus source de satisfaction mais de frustration. (Un peu comme quand on se masturbe trop.) (Ok, pardon pour ça.) On en vient à l’accumulation, à l’encombrement physique… et aussi mental.

Certains m’objecteront peut-être – à raison – que sur ce blog, je pousse parfois à l’achat, en recommandant des produits. C’est tout à fait vrai. Ce sont même des liens d’affiliation pour certains, parce que bloguer demande du temps et que ce temps empiète parfois sur ma vie pro. Mais je ne le fais que pour des produits testés, approuvés et véritablement utiles. Sauf si vous comptez vous passer de produits d’hygiène et de cosmétiques naturels bien sûr.

Pour aller plus loin sur le minimalisme

Plus j’en apprends sur le minimalisme, et plus j’ai envie de m’en inspirer au quotidien. Mieux choisir ses objets, et ne garder chez soi que ceux que l’on trouve utiles ou qui nous procurent une émotion positive : n’est-ce pas une belle manière de faire du tri chez soi ?

Si vous voulez en savoir plus sur le mode de vie minimaliste et par où commencer, je vous invite à lire ma contribution sur le très beau site Greenmoods ⤵

sur le chemin du minimalisme
Mon article sur Greenmoods, un blogzine créée par Aurélie, qui vise à inspirer des modes de vie éco-friendly 💚

Noël approchant, je vous prépare un dossier sur des fêtes de fin d’années allégées : comment acheter moins mais mieux, aussi bien ses cadeaux que ses décorations, emballages, nourriture et boissons ?

À suivre… 😉

En attendant, n’hésitez pas à partager vos astuces ou vos réflexions pour dire adieu à la surconsommation !

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10 commentaires

  1. Un Matin en Ville Répondre

    Bonjour Anaëlle,
    je viens de découvrir ton blog et c’est vraiment un plaisir de te lire.
    Je fais petit à petit des efforts pour mieux consommer et j’ai déjà franchi quelques étapes, à mon rythme (paniers bio et locaux, j’ai vidé notre appartement des choses dont nous n’avions pas l’utilité en vendant/donnant, j’achète beaucoup d’occas’…), mais voilà, mon boulot très prenant me laisse très peu de temps pour réfléchir à la question, comparer et faire les bons choix.
    J’avoue souvent lâcher l’affaire et ça fait vraiment plaisir de tomber sur un blog non culpabilisant, non sectaire, informatif et très clair. Aujourd’hui je cherchais des informations sur les produits ménagers et cosmétiques, je te remercie pour toutes ces clés de compréhension!
    A très vite et longue vie à ton blog!

  2. wantiez Répondre

    Bonjour, votre article est très intéressant d’autant que cette problématique de la surconsommation et son pendant, le gaspillage, nous concernent tous et à court terme. Plus encore, c’est notre rapport aux objets qui mériteraient d’être revu en entier, j’imagine qu’acheter par nécessité reviendra peut être à la mode.
    En tout cas merci beaucoup pour ce « Retex » fort divertissant.

  3. Laure Répondre

    Je suis 100% d’accord avec toi, que ce soit le minimalisme dans la penderie que dans le frigo (d’ailleurs, comme toi je ne vais pratiquement plus au supermarché ou alors 2 à 3 fois par mois pour les choses que je ne trouve pas dans les magasins de proximité ou à l’épicerie). Je n’ai jamais d’ailleurs été une grosse consommatrice. Le shopping est une perte de temps et je me souviendrai toujours d’une discussion avec ma soeur où elle m’avait dit: « quand tu as un vêtement, tu es rassasiée un temps et puis après tu en veux encore un autre ». C’est tellement vrai. Petite anecdote, hier je faisais du désencombrement tout en regardant des vidéos sur le minimalismet et ça m’a mis un coup de boost !! Cepdndant, j’adore instagram et c’est terrible d’y voir toutes les tentations qui nous sont proposées. Il faut être forte pour y résister !! Superbe article en tout cas et bravo !

  4. Sylvie Répondre

    Je pratique depuis 10 ans. Déménagements et cambriolages m’ont permis de me débarrasser de toutes ces choses inutiles qui encombre l’espace et l’esprit. En revanche (pour utiliser une expression dont l’obsolescence est programmée) j’ai du mal à trouver des vêtements utiles, solides, et pas trop moches. J’ai gardé quelques livres pour la déco et le plaisir mais plus aucun tableau sur les murs, aucune bougie, aucun souvenir de vacances à empiler au musée des horreurs. Bon, il me reste encore la télévision et l’ordinateur pour communier avec mes semblables. Il y a encore un combat à mener: celui de la surconsommation du tourisme et des voyages, ceux dont on dit avec fierté  » Nous avons fait fait le Grand Canyon » ou  » Nous avons fait les Pyramides »… Peut-on faire quelque chose en 15 jours, à part un maximum de pollution dans des lieux fragiles et des populations qui le sont tout autant?
    Simplement vôtre.

  5. Camille Répondre

    Sinon une bonne solution pour vivre dans le minimalisme : voyager! Débarquer dans un pays avec pas grand chose, se dire qu’on est pas sûr de rester, du coup ne rien acheter sauf 2/3 plantes pour égayer son meublé. Ça marche du tonnerre! Même nos bougies sont faites maison !

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