7 astuces pour désodoriser naturellement sa maison… Sans polluer l’air intérieur

désodoriser naturellement sa maison
Temps de lecture : 4 minutes

Depuis quelques années, les « sprays assainissants » font un carton, surfant sur cette vague hygiéniste qui veut qu’on détoxifie nos corps avec du jus de céleri et nos intérieurs avec du pin sylvestre. Mais désodoriser naturellement sa maison est-il sans danger ? Pas tant que ça, d’après les études de l’UFC-Que Choisir

 

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Désodorisants, parfums d’intérieurs : arrêtez tout !

Avant même d’aborder certaines solutions naturelles faussement inoffensives, parlons de quelques poisons courants… Que vous utilisez peut-être, sans savoir que vous polluez votre air intérieur.

Désodorisants et parfums d’intérieur : le plein de COV

Qu’ils soient bio ou non, les désodorisants polluent l’air de nos habitations à cause des particules fines et des composés organiques volatils (COV) irritants et/ou allergènes qu’ils contiennent.

Les COV s’évaporent très facilement : cette volatilité leur permet de se propager très facilement, impactant notre santé et notre environnement.

Chez les sujets sensibles, les COV provoquent toux, inconfort respiratoire, irritations… Certains sont également cancérigènes. Parmi les plus connus figurent l’éthanol, le toluène, le butane, l’acétone ou le benzène. Ils sont particulièrement présents dans les peintures et les encres, mais aussi donc, dans les désodorisants.

Bref, bannissez les désodorisants pour voitures, toilettes, canapés, tissus… Oubliez les sapinettes, les diffuseurs, les aérosols, les prises, les pschitts… Qu’ils soient bio ou non, tous, oui TOUS les désodorisants sont à proscrire absolument.

Encens et bougies parfumées : oubliez !

encens bougies parfumées et pollution de l'air intérieur

Encens et bougies parfumées émettent en se consumant du formaldéhyde et du benzène. Trop concentrées, ces substances irritent les voies respiratoires, en plus d’être cancérogènes.

Mon conseil : oubliez l’encens, et choisissez des bougies parfumées 100% naturelles, faites en cire d’abeille ou cire végétale (plutôt qu’en paraffine).

 

Nota : elles seront exemptes de COV, mais pas de monoxyde de carbone, dont l’émission est inévitablement liée à la combustion. À utiliser donc avec modération !

Le papier d’Arménie, un faux ami

Comme les bougies et l’encens, le papier d’Arménie est à éviter. Pourquoi ? À cause des substances qu’il émet en brûlant. Il faut bien comprendre que toute combustion pollue l’air intérieur, comme le rappellent régulièrement les experts de l’ADEME. Ce n’est pas pour rien que nous faisons du feu dans des cheminées qui évacuent les fumées.

Outre le monoxyde de carbone and co, le papier d’Arménie contient par exemple de l’acroléine, une substance irritante. Il est donc à utiliser avec parcimonie !

Les allumettes, quand il n’y a pas de fenêtre

Craquer une allumette après la grosse commission masque l’odeur de vos méfaits, et vous sauve la vie quand il n’y a pas de fenêtre.

Pour autant, si les allumettes s’enflamment aussi facilement, c’est qu’elles sont imprégnées de produits chimiques. Je n’ai pas trouvé plus d’informations dessus mais vu ce qu’on vient de dire sur la combustion, je suppose que craquer une allumette doit constituer une solution de dernier recours… Si c’est possible, ouvrez plutôt la fenêtre !

Les huiles essentielles, ou le mythe d’un air assaini

spray assainissant aux huiles essentielles

Et c’est là que je vais vous achever : car non, utiliser un diffuseur atmosphérique ou des sprays aux huiles essentielles n’est pas non plus une bonne idée.

Tout comme les désodorisants classiques, les HE sont pleines de COV. Et ce ne sont pas quelques pschitts épars qui vont purifier l’air de votre maison ! Si vous en doutez, je vous conseille la lecture de l’article de l’UFC sur le fameux spray « assainissant » Puressentiel.

Bref, dans ce contexte particulier, les huiles essentielles sont inefficaces et parfois même nocives. Je ne critique pas les HE pour d’autres utilisations… Mais ce n’est pas le sujet ici 😉

En résumé : désodorisez vos maisons avec précautions !

Grosso modo, faire brûler ou vaporiser des trucs chez soi n’est jamais une très bonne idée. Et même les solutions « naturelles » empirent l’état de l’air intérieur. Car ces produits ne désodorisent rien : ils se content de masquer les odeurs en sur-parfumant votre intérieur !

D’ailleurs, lorsqu’on regarde les notices des sprays, bombes, encens… Les fabricants eux-mêmes recommandent ne pas respirer les vapeurs, bien aérer après utilisation… Pourquoi, à votre avis ?

Vous verrez, quelques temps après avoir stoppé tous ces produits, vous serez très vite incommodés par tous les parfums synthétiques dont certains produits sont surchargés (produits ménagers, anti-acariens, insecticides…)

Désodoriser sa maison naturellement et sans danger

Nos maisons sont-elles condamnées à sentir le rien, ou pire, mauvais ?

Heureusement, non ! Voici 7 astuces pour désodoriser et parfumer sa maison sans polluer l’air intérieur.

1. Aérer, aérer, aérer, aérer

L’air intérieur est toujours plus pollué que l’air extérieur, alors ouvrez les fenêtres, même en hiver ! Pour ceux qui sont équipés d’une VMC, pensez aussi à l’entretenir régulièrement.

Mais s’il n’y a pas de fenêtre aux toilettes ? se demande avec angoisse Marie-Priscilla qui passe sa première nuit d’amûûûr chez Chérichou.

Dans ce cas, on préfère l’allumette au AirWick senteur lavande (qui à force d’être utilisé dans les chiottes, évoque davantage le caca que la Provence, de toute façon.)

2. Passer régulièrement l’aspirateur (et abandonner le plumeau)

Pour enlever l’odeur caractéristique de la poussière qui s’accumule, on aspire fréquemment, et on passe un chiffon micro-fibre et/ou humide sur ses meubles pour emprisonner les particules.

Oubliez le plumeau, qui ne fait que déplacer et agiter la poussière, provoquant éternuements et jurons.

3. Fabriquer une pomme d’ambre

Comme son nom ne l’indique pas, une pomme d’ambre ou pomme de senteur est une orange piquée de clous de girofle. On peut aussi utiliser un citron, un pamplemousse…

En plus de diffuser une agréable odeur de la maison, la pomme d’ambre protègera vos vêtements des mites.

Comment faire ? Piquez votre agrume avec des clous de girofle (une bonne poignée), et laissez le fruit sécher pendant deux semaines.

 

orange clous de girofle

4. Laver votre maison au naturel

Pour éléminer les mauvaises odeurs, on commence évidemment par un intérieur propre. Mais attention au choix de ses produits ménagers ! Oubliez les nettoyants classiques ou les champions du greenwashing comme Rainett, L’Arbre Vert… Et préférez des produits certifiés Ecocert, exempts de substances dangereuses.

Ou encore mieux : fabriquez vos produits ménagers vous-même, avec quelques ingrédients seulement : vinaigre blanc, bicarbonate de soude, savon noir…

Pour en savoir plus, lisez mon article : Arrêtez le massacre, passez au ménage écologique !

5. Faire sécher des tiges d’eucalyptus (ou des pelures d’agrumes)

L’eucalyptus, c’est cette plante très odorante, connue pour ses vertus décongestionnantes et antiseptiques.

Mais plutôt que de sniffer du Vicks à longueur de journée, vous pouvez tout simplement installer un eucalyptus chez vous et couper, de temps à autres, quelques branches pour parfumer l’air intérieur.

 

parfum d'intérieur tiges d'eucalyptus

Moins Instagramable, mais tout aussi efficace : récupérer vos pelures d’agrumes et les laisser sécher à l’air libre…

6. Fabriquer un pot-pourri

En dépit d’un nom peu engageant, le pot-pourri est une très jolie manière de parfumer son intérieur sans s’intoxiquer. À condition bien sûr de le fabriquer soi-même ! Comment ? On fait sécher des feuilles, des fleurs, des fruits, des écorces… qu’on dispose dans un pot, et on laisse les odeurs se répandre !

Envie de vous lancer ? Voici un exemple de pot pourri fait-maison sur le blog de Llule.

7. Fleurir son intérieur !

Et pourquoi pas un joli bouquet pour décorer en même temps qu’on parfume ? Attention toutefois à bien les choisir… Car 85% des fleurs que l’on trouve chez le fleuriste sont importées, principalement des Pays-Bas (et parfois de beaucoup plus loin).

Choisissez-les donc locales et de saison : par exemple, Les Fleurs d’Ici ou le réseau Fleurs de Cocagne sont spécialisés dans les fleurs en circuit court. Mais il y a peut-être un artisan fleuriste qui fait de même près de chez vous !

Et vous, c’est quoi vos astuces pour une maison verte et qui sent la rose, plutôt que le graillon ?

 

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